mai 24 2009

Calme et tranquille

Etre calme et tranquille à l’image d’Aung San Suu Kyi.

Etre calme et tranquille ;  dans l’attente de ce lundi où reprendra cette mascarade de procès dont l’issue, j’en ai bien peur, est plus que certaine. La partition est déjà écrite, nous le savons tous.

A group of Ms Suu Kyi's supporters outside the jail

Etre calme et tranquille et attendre comme les membres du parti de la LND rassemblés devant la prison d’Insein, autour de U Win Tin, journaliste birman et membre fondateur de la Ligue Nationale pour la démocratie, libéré l’année dernière après 19 ans de détention. Il est aujourd’hui l’objet de menaces et refuse malgré cela, l’idée d’avoir des gardes du corps.

Etre calme et tranquille en pensant à ce Yettaw ! Difficile de le rester ! Mais qui c’est ce mec ? Impossible de penser qu’il puisse être un partisan  d’Aung San Suu Kyi. Pas après avoir fourni à la junte LE pretexte ! Illuminé manipulé par la junte… on ne sait toujours pas bien qui il est, rien n’est clair. L’avocat d’Aung San Suu Kyi l’a qualifié d’imbécile, c’est à mon goût bien trop gentil…

Etre calme et tranquille, et écrire ce petit mot, pas même extraordinaire,sans scoop ni rien, mais c’est le moins que je puisse faire pour Aung San Suu Kyi, simplement être là.

calme et tranquille

Aung San Suu Kyi, je pense à toi

source photos : AFP


mai 18 2009

Aung San Suu Kyi jugée à Rangoun, les Occidentaux menacent

source : lemonde.fr - photos : AFP

par Aung Hla Tun

RANGOUN (Reuters) - Le procès d’Aung San Suu Kyi a débuté à Rangoun, où l’opposante birmane est jugée pour violation de son assignation à résidence et risque cinq ans de prison, perspective qui a suscité de nouvelles menaces de sanctions internationales contre la junte au pouvoir.

Le régime militaire a fait la sourde oreille aux appels de la communauté internationale qui voit dans ce procès un nouveau moyen de garder Suu Kyi, 63 ans, en détention alors que son assignation à résidence devait prendre fin le 27 mai.

Devant la prison d’Insein, ce matin. (AFP)

Le tribunal a entendu le policier qui a déposé plainte contre elle, ainsi que deux compagnes de Suu Kyi, a déclaré un responsable de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), formation dirigée par la lauréate du prix Nobel de la paix 1991 .

L’opposante, qui a passé 13 des 19 dernières années en détention et a récemment été soignée pour hypotension et déshydratation, ne s’est pas adressée à la cour. Le procès a été suspendu jusqu’à mardi matin, a ajouté ce même responsable.

“Elle paraissait en bonne forme. Elle a dit qu’elle se sentait bien”, a déclaré Nyan Win, avocat de Suu Kyi et porte-parole de la LND .

Il a ajouté que sa cliente entendait pour le moment garder le silence et que le procès, sur l’issue duquel il s’est dit optimiste, pourrait durer trois mois. “Nous allons sûrement gagner”, a-t-il souligné.

Les autorités ont cité 22 témoins contre Suu Kyi, à qui il est reproché d’avoir enfreint les règles de son assignation à résidence, en ayant laissé un Américain, John Yettaw, entrer dans son domicile.

Cet homme de 53 ans, dont les motivations demeurent floues, est inculpé de charges multiples après s’être introduit chez Suu Kyi. Il avait déjà essayé de la voir le 30 novembre dernier.

MENACES DE SANCTIONS

Les mesures de sécurité avaient été renforcées autour de la prison centrale d’Insein, dans la capitale birmane, où Aung San Suu Kyi était détenue dans l’attente du procès et où elle est jugée.

Un partisan de la LND au moins a été arrêté en marge d’un rassemblement qui a réuni environ 200 personnes devant le centre de détention, sous la surveillance des policiers et d’une milice fidèle à la junte. Des officiers en civil ont photographié les manifestants.

La police avait auparavant érigé des barricades de fils barbelés devant la prison des barrages dans les rues alentour, où les commerces ont en outre été fermés.

La LND avait appelé à manifester silencieusement et une vingtaine de rassemblements étaient prévus lundi devant une vingtaine d’ambassades dans le monde entier.

Les avocats d’Aung San Suu Kyi la disent innocente. Ils soulignent qu’elle n’avait pas invité Yettaw à se rendre chez elle et que celui-ci a agi de son propre chef.

Les Occidentaux ont dénoncé ce procès, estimant à l’image du Premier ministre britannique, Gordon Brown, que la junte birmane cherchait “n’importe quel prétexte” pour prolonger sa détention.

Les opposants à la junte birmane accusent les généraux de vouloir empêcher Suu Kyi de conduire son parti aux élections générales prévues en 2010 et perçues par les Occidentaux comme une issue possible à quarante années de dictature militaire.

Les généraux gardent à l’esprit l’écrasante victoire de la LND en 1990 dans le sillage de sa chef de file, même s’ils avaient rejeté les résultats du scrutin et conservé le pouvoir.

Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, s’est fait l’écho de ces préoccupations en s’élevant contre “un prétexte et une provocation (…) pour qu’elle ne participe pas aux élections futures”.

A Bruxelles, le haut représentant de l’UE pour la politique étrangère, Javier Solana, a déclaré que les Vingt-Sept devraient envisager de nouvelles sanctions contre le régime militaire de Rangoun, après le renouvellement en avril dernier.

“Ce n’est pas le moment pour adoucir les sanctions, c’est le moment pour les augmenter”, a-t-il dit.

Le président américain Barack Obama a pour sa part renouvelé vendredi les mesures prises contre la junte, estimant que les actes et politiques du régime militaire - dont la détention de plus de 2.000 prisonniers politiques - constituaient une menace pour les intérêts américains.

Avec David Brunnstorm à Bruxelles, version française Pierre Sérisier et Grégory Blachier


mai 17 2009

Le médecin d’Aung San Suu Kyi remis en liberté et demain lundi…

Aung San Suu Kyi clamera son innocence à son procès

La dirigeante de l’opposition birmane Aung San Suu Kyi clamera son innocence à son procès prévu lundi en prison, où elle sera jugée pour avoir laissé un étranger séjourner chez elle en violation des restrictions de son assignation à résidence, a indiqué dimanche son parti.

La Nobel de la paix a rencontré son avocat Kyi Win samedi dans le complexe de la prison d’Insein, au nord de Rangoun, où elle a été transférée jeudi dernier et inculpée en liaison avec l’intrusion bizarre d’un mormon américain, John Yettaw, dans la demeure où elle était maintenue en quasi-isolement depuis 2003.

Mme Suu Kyi, âgée de 63 ans, qui a été privée de liberté pendant la majeure partie des 19 dernières années, est passible de cinq ans de prison si elle est condamnée pour l’affaire Yettaw, ce qui l’excluerait du paysage politique pendant les élections controversées que la junte entend organiser en 2010. La période d’assignation à résidence de l’opposante expirait théoriquement le 27 mai.

Un porte-parole de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), principale formation d’opposition au régime militaire, a déclaré dimanche que Kyi Win et Aung San Suu Kyi avaient discuté “des accusations” portées contre elle et que la dirigeante avait “souligné qu’elle n’avait commis aucun crime et qu’elle était prête à en parler devant la Cour”.

“Elle lui a demandé de dire aux amis et collègues qu’elle était en bonne santé”, a précisé à l’AFP ce porte-parole, Nyan Win.

Aung Thein, autre avocat de la LND qui s’était porté volontaire pour défendre Mme Suu Kyi, a déclaré samedi avoir reçu une lettre des autorités le suspendant du barreau pendant quatre mois pour avoir prononcé des propos jugés insultants à l’encontre de la justice.

En revanche, le docteur Tin Myo Win, médecin personnel de Mme Suu Kyi, a été remis en liberté samedi soir, a annoncé dimanche sa famille.

Tin Myo Win avait été arrêté le 7 mai, le jour où les autorités avaient révélé l’affaire Yettaw et où de vives inquiétudes avaient été exprimées quant à l’état de santé de la figure de proue de l’opposition, placée à deux reprises sous perfusion les 8 et 11 mai par une assistante médicale après avoir souffert d’hypotension et de déshydratation.

Les Etats-Unis avaient exigé que Mme Suu Kyi puisse voir son médecin personnel et la France avait tenu les autorités birmanes pour responsables des conditions de détention de l’opposante et de toute nouvelle dégradation de sa santé.

Pendant le week-end, une organisation de dissidents birmans basée aux Etats-Unis, US Campaign for Burma, a déclaré s’être procuré le rapport de police sur l’affaire Yettaw.

Ce document fait état de deux visites de l’Américain, ancien de la guerre du Vietnam et adepte de l’Eglise de Jésus-Christ des saints des derniers jours: la première le 30 novembre 2008 lorsqu’il aurait laissé à Mme Suu Kyi le Livre de Mormon, la seconde entre les 3 et 5 mai derniers au cours de laquelle l’opposante est accusée de lui avoir offert de la nourriture et de l’avoir laissé séjourner chez elle avec la complicité de ses deux employées de maison, Khin Khin Win et Win Ma Ma.

Outre Mme Suu Kyi, ses deux dames de compagnie et John Yettaw doivent être jugés lundi.

Depuis la semaine dernière, la Birmanie, pays gouverné par des généraux depuis 1962, est sous forte pression occidentale pour libérer la dirigeante de l’opposition.

Mais peu de pays asiatiques montent au créneau et, au sein de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (Asean), seuls Philippines, Indonésie, Singapour et Thaïlande ont osé s’élever contre les derniers développements.

La Birmanie est membre de l’Asean, mais le secrétariat de cette organisation n’a diffusé aucune déclaration. Chine et Inde sont également restées silencieuses.

source : AFP