mai 21 2009

Huis clos pour le procès de l’opposante birmane Aung San Suu Kyi

source : le monde
photos : Reuters TV/MRTV)


Aung San Suu Kyi, le 20 mai 2009.

Reuters/REUTERS TV

Aung San Suu Kyi , privée de liberté pendant treize des dix-neuf dernières années, est jugée dans des locaux de la prison d’Insein, au nord de Rangoun, la capitale.

La levée par le régime militaire birman du huis clos au procès de l’opposante et lauréate, en 1991, du Prix Nobel de la paix, Aung San Suu Kyi, a fait long feu. Les généraux birmans ont indiqué, mercredi 20 mai, que l’accès aux audiences serait, dès jeudi, de nouveau interdit à tout public.

Mercredi, sous la pression internationale, la junte birmane, dirigée par le généralissime Than Shwe, avait ouvert les portes du procès à trente diplomates et à dix journalistes.

Mme Suu Kyi, privée de liberté pendant treize des dix-neuf dernières années, est jugée dans des locaux de la prison d’Insein, au nord de Rangoun, la capitale. Elle aurait, selon le régime, enfreint les règles de son assignation à résidence en hébergeant, début mai, un Américain, John Yettaw, un mormon à la santé mentale fragile, à en croire les organisations non gouvernementales. Celui-ci avait gagné à la nage la demeure de l’opposante, située en bordure d’un lac.

L’opposante risque cinq ans de prison en cas de condamnation, ce qui l’exclurait du paysage politique lors des élections que la junte entend organiser en 2010. Sa période d’assignation à résidence expirait le 27 mai.

Décrite par ses visiteurs comme “souriante et en bonne forme”, vêtue d’une tenue traditionnelle rose et rouge, elle a remercié les diplomates pour “leur soutien”. “Je ne peux vous rencontrer un par un, mais j’espère tous vous rencontrer dans des jours meilleurs”, a-t-elle déclaré.


Selon l’un des diplomates occidentaux présents à l’audience, mercredi, aucun interprète n’a été autorisé à les accompagner dans la salle de la prison aménagée pour le procès. Après avoir transmis à l’intéressée l’expression du soutien de la communauté internationale, ils ont pu assister à l’audition d’un témoin de l’accusation, un officier de police qui avait perquisitionné les affaires de M. Yettaw.

Mme Suu Kyi a par ailleurs pu s’entretenir avec des représentants thaïlandais, singapouriens et russes. La Thaïlande préside actuellement l’Association des nations du Sud-Est asiatique (Asean), dont fait partie la Birmanie. La Russie assure la présidence tournante du Conseil de sécurité de l’ONU.

L’Asean avait jusqu’ici respecté une doctrine de non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats membres. Elle disait vouloir traiter la junte birmane par la voie de “l’engagement constructif” et privilégier le dialogue plutôt que les sanctions.

Cette fois-ci, l’Asean semble avoir infléchi cette position. Dans un communiqué publié mardi l’organisation sud-asiatique avait indiqué “sa grave préoccupation” sur le sort réservé à Mme Suu Kyi et sur “sa santé fragile”.

Le même jour, l’Asean rappelait que “les yeux de la communauté internationale étant rivés en ce moment sur la Birmanie l’honneur et la crédibilité du gouvernement (birman) sont en jeu”. Selon un diplomate occidental à Rangoun, seule cette pression aurait convaincu le régime birman de lever, l’espace d’une journée, le huis clos du procès.

Pour autant, le chef du gouvernement thaïlandais, Abhisit Vejjajiva, a exclu, mercredi, que l’Asean se joigne aux Etats-Unis et à l’Union européenne pour imposer des sanctions contre la Birmanie.

La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton a jugé, mercredi, “scandaleux” le procès intenté à l’opposante birmane et assuré que les Etats-Unis tentaient de convaincre, notamment, l’Inde et la Chine “de faire pression” sur la junte de Rangoun pour “libérer” Aung San Suu Kyi.

Pour leur part, les Européens s’étaient réunis, lundi, à Bruxelles pour réfléchir à de nouvelles sanctions économiques après celles décidées en 1996 et 2007 contre la Birmanie. Ils étaient apparus hésitants et avaient préféré, dans un premier temps, recourir à leur tour à l’intervention de la Chine et l’Inde pour faire pression sur la junte.

Le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, a indiqué, mercredi, que l’Union européenne, d’une part, et la France, d’autre part, n’avaient pas abandonné l’idée de sanctionner la Birmanie. “Le seul moyen de pression économique sérieux ce serait évidemment le groupe français Total (pétrolier et gazier), car pour le reste, il n’y a pas de commerce entre l’Europe et ce pays”, a précisé M. Kouchner.

Il a ajouté qu’une “attitude ferme sur Total”, qui sera, selon lui, discutée dans les prochains jours “au sommet de l’Etat”, voulait dire “qu’on coupe le gaz à une grande partie de la population birmane et aussi à la ville de Bangkok parce que ce gaz va en Thaïlande”.

Jacques Follorou et Elise Vincent


mai 18 2009

Aung San Suu Kyi jugée à Rangoun, les Occidentaux menacent

source : lemonde.fr - photos : AFP

par Aung Hla Tun

RANGOUN (Reuters) - Le procès d’Aung San Suu Kyi a débuté à Rangoun, où l’opposante birmane est jugée pour violation de son assignation à résidence et risque cinq ans de prison, perspective qui a suscité de nouvelles menaces de sanctions internationales contre la junte au pouvoir.

Le régime militaire a fait la sourde oreille aux appels de la communauté internationale qui voit dans ce procès un nouveau moyen de garder Suu Kyi, 63 ans, en détention alors que son assignation à résidence devait prendre fin le 27 mai.

Devant la prison d’Insein, ce matin. (AFP)

Le tribunal a entendu le policier qui a déposé plainte contre elle, ainsi que deux compagnes de Suu Kyi, a déclaré un responsable de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), formation dirigée par la lauréate du prix Nobel de la paix 1991 .

L’opposante, qui a passé 13 des 19 dernières années en détention et a récemment été soignée pour hypotension et déshydratation, ne s’est pas adressée à la cour. Le procès a été suspendu jusqu’à mardi matin, a ajouté ce même responsable.

“Elle paraissait en bonne forme. Elle a dit qu’elle se sentait bien”, a déclaré Nyan Win, avocat de Suu Kyi et porte-parole de la LND .

Il a ajouté que sa cliente entendait pour le moment garder le silence et que le procès, sur l’issue duquel il s’est dit optimiste, pourrait durer trois mois. “Nous allons sûrement gagner”, a-t-il souligné.

Les autorités ont cité 22 témoins contre Suu Kyi, à qui il est reproché d’avoir enfreint les règles de son assignation à résidence, en ayant laissé un Américain, John Yettaw, entrer dans son domicile.

Cet homme de 53 ans, dont les motivations demeurent floues, est inculpé de charges multiples après s’être introduit chez Suu Kyi. Il avait déjà essayé de la voir le 30 novembre dernier.

MENACES DE SANCTIONS

Les mesures de sécurité avaient été renforcées autour de la prison centrale d’Insein, dans la capitale birmane, où Aung San Suu Kyi était détenue dans l’attente du procès et où elle est jugée.

Un partisan de la LND au moins a été arrêté en marge d’un rassemblement qui a réuni environ 200 personnes devant le centre de détention, sous la surveillance des policiers et d’une milice fidèle à la junte. Des officiers en civil ont photographié les manifestants.

La police avait auparavant érigé des barricades de fils barbelés devant la prison des barrages dans les rues alentour, où les commerces ont en outre été fermés.

La LND avait appelé à manifester silencieusement et une vingtaine de rassemblements étaient prévus lundi devant une vingtaine d’ambassades dans le monde entier.

Les avocats d’Aung San Suu Kyi la disent innocente. Ils soulignent qu’elle n’avait pas invité Yettaw à se rendre chez elle et que celui-ci a agi de son propre chef.

Les Occidentaux ont dénoncé ce procès, estimant à l’image du Premier ministre britannique, Gordon Brown, que la junte birmane cherchait “n’importe quel prétexte” pour prolonger sa détention.

Les opposants à la junte birmane accusent les généraux de vouloir empêcher Suu Kyi de conduire son parti aux élections générales prévues en 2010 et perçues par les Occidentaux comme une issue possible à quarante années de dictature militaire.

Les généraux gardent à l’esprit l’écrasante victoire de la LND en 1990 dans le sillage de sa chef de file, même s’ils avaient rejeté les résultats du scrutin et conservé le pouvoir.

Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, s’est fait l’écho de ces préoccupations en s’élevant contre “un prétexte et une provocation (…) pour qu’elle ne participe pas aux élections futures”.

A Bruxelles, le haut représentant de l’UE pour la politique étrangère, Javier Solana, a déclaré que les Vingt-Sept devraient envisager de nouvelles sanctions contre le régime militaire de Rangoun, après le renouvellement en avril dernier.

“Ce n’est pas le moment pour adoucir les sanctions, c’est le moment pour les augmenter”, a-t-il dit.

Le président américain Barack Obama a pour sa part renouvelé vendredi les mesures prises contre la junte, estimant que les actes et politiques du régime militaire - dont la détention de plus de 2.000 prisonniers politiques - constituaient une menace pour les intérêts américains.

Avec David Brunnstorm à Bruxelles, version française Pierre Sérisier et Grégory Blachier


mai 17 2009

Le médecin d’Aung San Suu Kyi remis en liberté et demain lundi…

Aung San Suu Kyi clamera son innocence à son procès

La dirigeante de l’opposition birmane Aung San Suu Kyi clamera son innocence à son procès prévu lundi en prison, où elle sera jugée pour avoir laissé un étranger séjourner chez elle en violation des restrictions de son assignation à résidence, a indiqué dimanche son parti.

La Nobel de la paix a rencontré son avocat Kyi Win samedi dans le complexe de la prison d’Insein, au nord de Rangoun, où elle a été transférée jeudi dernier et inculpée en liaison avec l’intrusion bizarre d’un mormon américain, John Yettaw, dans la demeure où elle était maintenue en quasi-isolement depuis 2003.

Mme Suu Kyi, âgée de 63 ans, qui a été privée de liberté pendant la majeure partie des 19 dernières années, est passible de cinq ans de prison si elle est condamnée pour l’affaire Yettaw, ce qui l’excluerait du paysage politique pendant les élections controversées que la junte entend organiser en 2010. La période d’assignation à résidence de l’opposante expirait théoriquement le 27 mai.

Un porte-parole de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), principale formation d’opposition au régime militaire, a déclaré dimanche que Kyi Win et Aung San Suu Kyi avaient discuté “des accusations” portées contre elle et que la dirigeante avait “souligné qu’elle n’avait commis aucun crime et qu’elle était prête à en parler devant la Cour”.

“Elle lui a demandé de dire aux amis et collègues qu’elle était en bonne santé”, a précisé à l’AFP ce porte-parole, Nyan Win.

Aung Thein, autre avocat de la LND qui s’était porté volontaire pour défendre Mme Suu Kyi, a déclaré samedi avoir reçu une lettre des autorités le suspendant du barreau pendant quatre mois pour avoir prononcé des propos jugés insultants à l’encontre de la justice.

En revanche, le docteur Tin Myo Win, médecin personnel de Mme Suu Kyi, a été remis en liberté samedi soir, a annoncé dimanche sa famille.

Tin Myo Win avait été arrêté le 7 mai, le jour où les autorités avaient révélé l’affaire Yettaw et où de vives inquiétudes avaient été exprimées quant à l’état de santé de la figure de proue de l’opposition, placée à deux reprises sous perfusion les 8 et 11 mai par une assistante médicale après avoir souffert d’hypotension et de déshydratation.

Les Etats-Unis avaient exigé que Mme Suu Kyi puisse voir son médecin personnel et la France avait tenu les autorités birmanes pour responsables des conditions de détention de l’opposante et de toute nouvelle dégradation de sa santé.

Pendant le week-end, une organisation de dissidents birmans basée aux Etats-Unis, US Campaign for Burma, a déclaré s’être procuré le rapport de police sur l’affaire Yettaw.

Ce document fait état de deux visites de l’Américain, ancien de la guerre du Vietnam et adepte de l’Eglise de Jésus-Christ des saints des derniers jours: la première le 30 novembre 2008 lorsqu’il aurait laissé à Mme Suu Kyi le Livre de Mormon, la seconde entre les 3 et 5 mai derniers au cours de laquelle l’opposante est accusée de lui avoir offert de la nourriture et de l’avoir laissé séjourner chez elle avec la complicité de ses deux employées de maison, Khin Khin Win et Win Ma Ma.

Outre Mme Suu Kyi, ses deux dames de compagnie et John Yettaw doivent être jugés lundi.

Depuis la semaine dernière, la Birmanie, pays gouverné par des généraux depuis 1962, est sous forte pression occidentale pour libérer la dirigeante de l’opposition.

Mais peu de pays asiatiques montent au créneau et, au sein de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (Asean), seuls Philippines, Indonésie, Singapour et Thaïlande ont osé s’élever contre les derniers développements.

La Birmanie est membre de l’Asean, mais le secrétariat de cette organisation n’a diffusé aucune déclaration. Chine et Inde sont également restées silencieuses.

source : AFP


mai 16 2009

La junte birmane refuse un des avocats d’Aung San Suu Kyi

La junte birmane empêche un important avocat spécialiste de la défense des prisonniers politiques d’assurer celle d’Aung San Suu Kyi, accusée par le pouvoir d’avoir violé les termes de son assignation à résidence.

L’opposante, âgée de 63 ans, risque cinq ans de prison pour avoir, selon le pouvoir birman, hébergé chez elle un Américain arrivé à la nage à travers le lac pour la voir. Son arrestation jeudi a déclenché une tempête dans la communauté internationale, qui réclame sa libération.

Malgré les critiques, la junte semble déterminée à entamer son procès lundi dans la prison d’Insein, où le Prix Nobel de la paix a été transférée avec ses deux assistants qui vivaient avec elle.

Me Aung Thein a expliqué samedi qu’il avait été exclu du barreau vendredi, après avoir posé sa candidature pour défendre la dirigeante de la Ligue nationale pour la démocratie (LND). Aung Thein a défendu des opposants politiques par le passé, et a passé quatre mois en prison pour insulte à la cour.

Suu Kyi, qui a passé 13 des 19 dernières années en détention, aurait dû être libérée le 27 mai après six années consécutives en résidence surveillée.

Lors de son audience d’inculpation, la “dame de Rangoon” était représentée par deux avocats, dont Hla Myo Myint. Mais elle avait réclamé trois autres avocats, dont Aung Thein.

Cette affaire est largement considérée comme un prétexte trouvé par la junte pour garder l’opposante sous les verrous après les élections prévues l’année prochaine.

L’étrange visiteur américain d’Aung San Suu Kyi, John Yetaw, est lui aussi arrêté et doit être jugé pour avoir tenté de franchir le cordon de sécurité entourant la résidence de l’opposante.

source : nouvelobs.com


mai 3 2009

Birmanie : l’anniversaire du cyclone ignoré

Silence de la junte birmane…ce n’est pas nouveau ! Un cyclone ? Quel cyclone ?

source : AFP

Des survivants se sont rassemblés dimanche pour honorer la mémoire de leurs morts un an après le passage dévastateur du cyclone Nargis en Birmanie, où les autorités ont passé l’anniversaire sous silence.

Aucune cérémonie officielle n’était prévue et la presse officielle birmane n’a fait aucune allusion au premier annniversaire de la catastrophe qui s’est abattue dans le delta de l’Irrawaddy les 2 et 3 mai 2008, faisant 138.000 morts ou disparus.
La junte birmane avait été largement critiquée pour avoir tardivement ouvert la porte - et de mauvaise grâce - à une opération de secours de grande ampleur pour sauver les 2,4 millions de sinistrés.

“Nous avons honoré la mémoire de ma mère et de ma nièce de deux ans en faisant une donation aux moines ce matin. Je pense qu’ils sont en paix désormais”, a déclaré Win Khaing 22 ans, de la localité de Tha Kyar Hin O.

Un an après Nargis, des centaines de milliers de rescapés vivent toujours dans des conditions très précaires, ont déploré samedi les Nations unies.
Selon le Programme alimentaire mondial des Nations unies, sur le million de personnes ayant eu besoin d’assistance après le cyclone, 350.000 sont encore dépendantes de distributions gratuites de nourriture et 250.000 resteront dans cette situation jusqu’à la fin de l’année.


avr 25 2009

Avant première : Burma VL - Reporting from a closed country de Anders Ostergaard

La première de « Burma VJ » à Bruxelles se déroule en parallèle avec la soirée d’ouverture de One World, le festival des droits de l’homme de Bruxelles, organisé en tant qu’événement officiel accompagnant la Présidence tchèque du conseil de l’Union européenne.

La séance sera suivie d’un débat avec le réalisateur Anders Ostergaard et les leaders de Democratic Voice of Burma. Le 27 avril, journée de l’avant-première, est également la journée européenne de la Birmanie et les organisateurs du festival espèrent que ce documentaire exceptionnel sensibilisera davantage les populations sur la tragédie du peuple birman.

En 1988, Joshua, jeune enfant, est témoin de l’intervention brutale de la junte militaire birmane contre les manifestants, causant la mort de plus de 3000 personnes. Il décide désormais de se battre pour la démocratie. Armé d’une petite caméra, d’un téléphone portable, et accompagné de trois douzaines d’autres braves birmans de l’organisation Democratic Voice of Burma, il décide en 2007 de produire un documentaire sur les manifestations antigouvernementales et leur brutale suppression ultérieure. Les séquences des évènements dramatiques enregistrées dans les caméras de ces reporters firent les gros titres des bulletins d’information de tous les médias importants internationaux qui pendant quelque temps, furent le seul moyen de faire découvrir au monde la situation réelle de la Birmanie. Ce documentaire, remarquablement compilé, offre un récit approfondi et extrêmement authentique des évènements du temps où les birmans surmontèrent, pour la première fois en 19 ans, leur peur profondément ancrée de la répression gouvernementale et descendirent en masse dans les rues de Rangoun afin de soutenir les moines Bouddhistes. Grâce à l’utilisation des preuves solides fournies par le travail de Joshua et de ces collègues (pour lesquelles ils risquèrent leur vie), ce film illustre l’importance incontestable des médias indépendants dans la lutte contre le pouvoir totalitaire.
Le film a reçu le Grand Prix „Joris Ivens Award“ au dernier Festival du Film Documentaire d’Amsterdam (IDFA), le „World Cinema Documentary Editing Award“ au Sundance Film Festival ainsi que le „CPH:DOX Award“ au CPH:DOX festival Denmark

En coopération avec : La Représentation permanente de la République tchèque auprès de l’Union européenne, le Festival des Libertés et Amnesty International.

Sous les auspices de Václav Havel et du ministre des Affaires étrangères de la République tchèque, Karel Schwarzenberg.


Filmographie du réalisateur :
Johannesburg Revisited (1996), The Magus (1999), Malaria! (2001), Tintin et moi (2003), The Vanguard of Diplomacy (2004), Gasolin’ (2005), How short and strange life is (2008))

source : bozar

Pour ceux qui seraient dans le coin : lundi 27 avril à 20h00 palais des Beaux Arts - salle M


mar 17 2009

Birmanie : Cinq partisans de Mme Suu Kyi arrêtés

rectification : l’article d’hier (The Irrawaddy)  annonçait 4 membres de la LND arrêtés, en fait il y en a cinq. La communauté internationale semble vouloir reconsidérer sa position vis à vis de la Birmanie. Quelle attitude adoptera t-elle et pour quels résultats ? A voir…Mais pour l’heure, force est de constater que quoi que l’on dise, ou fasse, la junte birmane de par ses dernières arrestations, se rit tout simplement de nous .

source : AFP

Les autorités birmanes ont arrêté cinq membres de la Ligue nationale pour la démocratie (LND) de Mme Aung San Suu Kyi, a annoncé mardi l’opposition, au lendemain d’un rapport de l’ONU dénonçant la détention de 2.100 prisonniers politiques dans ce pays gouverné par l’armée.

Nyan Win, porte-parole de la LND, a indiqué à l’AFP que quatre hommes et une femme appartenant à cette formation avaient été arrêtés la semaine dernière, “sans qu’on connaisse les raisons ou les lieux où ils ont été emmenés”.

L’opposante Aung San Suu Kyi,

à Rangoon le 30 janvier 2008

Dans un nouveau rapport présenté lundi au Conseil des droits de l’homme, le rapporteur spécial de l’ONU pour la Birmanie, Tomas Ojea Quintana, a fait état de plus de 2.100 prisonniers politiques en Birmanie, dont beaucoup ont été jugés “à huis-clos” et condamnés “sans preuve”.

M. Quintana, qui s’est rendu en Birmanie du 14 au 19 février, a relevé que les détenus manquaient de soins médicaux pendant leur séjour en prison et subissaient de “mauvais traitements physiques” durant leurs interrogatoires.

L’armée est au pouvoir en Birmanie depuis 1962 et Mme Suu Kyi, assignée à résidence depuis 2003, a elle-même été privée de liberté pendant la majeure partie des 19 dernières années.


fév 21 2009

US policy shift on Burma;

can it bring change?

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by Mungpi
Saturday, 21 February 2009 20:24

source : mizzima

New Delhi (Mizzima) - The United States on Friday said it is reviewing its Burma policy and is looking at various ways to engage the Burmese people.

Gordon Duguid, deputy spokesman of the US state department, during a regular press briefing on Friday told reporters that the US is looking at various ways to make the Burmese military junta change its behaviour.

“Our Burma policy is under review. We are looking at ways in which we can try to affect the leaders in Burma,” Duguid said.

Duguid’s statement came days after the Secretary of State Hillary Clinton, during her Asian tour in Indonesia said the US is considering various ways including lifting of the economic sanctions that it imposed on the Burmese military to better engage with them.

During a press conference in Jakarta, Clinton said, “Clearly, the path we have taken in imposing sanctions hasn’t influenced the Burmese junta,” but she also said that the path adopted by Burma’s neighbours of “reaching out and trying to engage them has not influenced them, either.”

She did not deny that that easing sanctions was one of the ideas under consideration by the Obama administration as part of a major policy review, saying “we are looking at possible ideas that can be presented.”

But Duguid, during the press briefing said, “But the goal remains the same in Burma, and that is to have a representative government that responds to the will of the people, and that will needs to be freely expressed.

“So at the moment, is there any change on the U.S. sanction on the Burmese regime? No, there is not,” he added in response to a question raised.

The United States joined by the European Union have imposed economic sanctions on Burma’s military rulers for its reluctance to implement political reforms and its appalling human rights record.

The US in July 2008, strengthened its sanction by passing the JADE – Junta Anti-Democratic Efforts - in response to the junta’s brutal repression of monk-led protests in September 2007, where at least 30 people were killed and hundreds of monks and activists arrested.

Sanctions failed

The US’s indication of reviewing its Burma policy and admitting the ineffectiveness of economic sanctions came at a time when critics and observers are divided in two schools of thought over the effectiveness of sanctions.

Derek Tonkin, a former British Ambassador to Thailand and a long time observer of Burmese politics, said sanctions missed the target but further polarised the junta. And it has also caused unintended consequences to the general population and caused stagnation in the living standard of the people.

In an interview with Mizzima, Tonkin said, “Sanctions have not achieved the main purpose, which is to induce the regime to change its policy and to introduce political reform.”

He said, while it might not be the best to totally lift sanctions, as it would mean a reward without an effort for the military rulers, the EU or the US could definitely remove some of the individuals from the blacklist, as they have been randomly included without proper assessment.

The US and EU has maintained a list of individuals, whom they feel are benefiting from the ruling junta and are providing financial assistance to it and imposed a ban on travel and frozen their assets.

Tonkin said, “Many of the individuals included in the blacklist are strong supporters of the NLD,” referring to Burma’s main opposition party – National League for Democracy.

But he said, while it would not be pragmatic to totally lift the sanctions, there should be a different approach to bring changes in the country.

Similarly, Aung Naing Oo, a Burmese analyst based in Thailand, in an earlier interview with Mizzima said, sanctions are political tools and are meant to bring behavioural changes in the junta but it has missed its objectives.

He said, with regional countries including India, China and the Association of Southeast Asian Nations (ASEAN), of which Burma is a member, continuing to engage the junta, sanctions are not bringing the desired political changes.

He added that it would be wise to reconsider the sanction policy on Burma and move on with a much more concerted effort instead of merely imposing sanctions.

More concerted efforts

Benedict Rogers of the Christian Solidarity Worldwide, who has been following on Burma’s human rights, said the international community should increase diplomatic and political efforts to bring changes in Burma.

Talking to Mizzima, Rogers said, “A combination of increased diplomatic and political efforts by the international community led by the United Nations is needed.”

He also said, so far the international community has failed to send a strong message to the Burmese junta that their behavioural changes could result in lifting certain sanctions.

“I think the regime at the moment thinks that whatever they do, sanctions are going to stay, therefore, they won’t do anything,” Rogers said.

“But if we can link sanctions to progress then it could work. I don’t think sanctions should be lifted unconditionally, the regime needs to take the first step,” he added.

Aye Thar Aung, a veteran ethnic politician in Rangoon, said sanctions are not called by the Burmese people and it solely depends on the countries that imposed it.

But, he said, sanctions or no sanctions, the international community should increase its efforts in bringing change in Burma.

“It is not for us to say whether there should be sanctions or not, but definitely an increased effort by the international community is needed,” said Aye Thar Aung, who is also secretary of the Committee Representing the Peoples’ Parliament (CRPP), a group formed with members of elected MPs of the 1990 election.

What’s best?

While to an extent, observers and critics agree on sanctions’ failure to induce behavioural change in the regime, there seems to be no unanimous answer on how best to deal with the Burmese junta.

Andrew Selth, a research fellow at Griffith Asia Institute, Griffith University, during a talk in early February at New Delhi’s ‘Institute of Peace and Conflict Studies’ on “Burma and the Limits of International Influence” said the international community needs to understand the mindset of the junta while dealing with the junta.

Selth, an expert on regional security said, there are only limited international influences over theBurmese regime and even China, which is considered the closest ally of the regime, only has limited influence.

According to him, understanding the mindset and viewing it from the junta’s point of view could be helpful in trying to help bring changes in the country.

Burma, as portrayed by the international media as a rogue country may be true but the regime running the show from Naypyitaw, Burma’s new jungle capital about 300 km north of Rangoon, are smart enough to play international politics, Selth said.

Selth said getting in to the junta’s shoes and thinking from their point of view could help understand how best to approach the military regime, that rules Burma for nearly half a century.

Some of the information is contributed by Nem Davies


fév 21 2009

Birmanie: La CSI et l’ICEM

exhortent les investisseurs

à soutenir la résolution

des actionnaires de Chevron

source : ituc csi igb

Aujourd’hui, la Confédération syndicale internationale (CSI) et la Fédération internationale des syndicats de travailleurs de la chimie, de l’énergie, des mines et des industries connexes (ICEM) ont marqué leur soutien à une résolution adoptée par les actionnaires de la compagnie pétrolière nord-américaine Chevron. Celle-ci exige de la société qu’elle fasse un rapport sur les critères d’investissement de Chevron, sur la poursuite ou l’arrêt des activités dans certains pays.

Chevron est l’unique société des États-Unis à conserver d’importants avoirs en Birmanie et est partiellement responsable du transfert de plusieurs millions de dollars correspondant au paiement de redevances au régime militaire birman. Elle soutient également financièrement une association commerciale qui fait pression sur le gouvernement fédéral et le Congrès américains contre l’imposition de sanctions économiques à l’égard de la Birmanie en dépit des violations flagrantes des droits humains que commettent ses dirigeants. Le pays a d’ailleurs été condamné à de multiples reprises par les Nations Unies et par l’Organisation internationale du Travail (OIT) pour de nombreuses pratiques abusives, dont des répressions contre les syndicats et le recours constant au travail forcé.

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fév 20 2009

La junte birmane annonce

une amnistie

pour plus de 6000 prisonniers

AP | 20.02.2009 - nouvelobs.com International

Le junte militaire de Birmanie a annoncé vendredi soir une amnistie pour plus de 6.000 prisonniers, mais elle n’a pas dit si des détenus politiques feront partie des personnes libérées.

La radio et la télévision publiques ont précisé que les détenus, incarcérés dans plusieurs prisons du pays, seraient libérés à partir de samedi. Selon un communiqué, 6.313 prisonniers vont être libérés pour bonne conduite, et pourront donc participer à une élection générale prévue pour l’an prochain.

D’après des estimations d’organisations de défense des droits de l’homme, la junte détient actuellement plus de 2.100 prisonniers politiques, dont la dissidente Aung San Suu Kyi, qui est assignée à résidence. Prix Nobel de la paix, Aung San Suu Kyi a passé 13 des 19 dernières années en détention sans être jugée.

Sur les 9.002 prisonniers qu’avait libérés la junte en septembre dernier, une douzaine seulement étaient des détenus politiques. AP