juin 17 2014

Washington apporte son soutien à Suu Kyi

source : lefigaro

L’opposition en Birmanie a salué aujourd’hui l’appel lancé par les Etats-Unis à un changement de la Constitution qui ouvrirait la voie de la présidence en 2015 à l’opposante Aung San Suu Kyi.

Le Département d’Etat a appelé hier à une réforme de la Constitution qui “permette au peuple birman de choisir librement qui va les diriger pendant cette phase délicate de transition”.

La Constitution actuelle exclut la candidature de la prix Nobel de la paix: elle interdit en effet à un Birman marié à un étranger ou ayant des enfants étrangers de devenir président. Et Suu Kyi était mariée à un Britannique aujourd’hui décédé et ses enfants ont des passeports étrangers.

“Nous saluons ces appels. Mais il pourrait y avoir de nombreux problèmes légaux avant que cela soit réalisé”, a prudemment déclaré à Nyan Win, porte-parole de la Ligue nationale pour la démocratie (LND).

Le parti a de bonnes chances de remporter les élections législatives de 2015, ouvrant la voie à la présidence de la chef du parti. Une commission parlementaire a été spécialement créée pour décider de la modification de la Constitution. Et sa décision est très attendue.

La LND a lancé en mai une pétition pour réclamer l’amendement de la Constitution controversée rédigée par l’ancienne junte, malgré des mises en garde officielles. Suu Kyi a clairement fait savoir qu’elle visait le poste de présidente qui sera octroyé par le Parlement à l’issue des législatives de 2015, qui seront un test pour la démocratisation du pays.

Mais cela nécessiterait le soutien de l’armée, tout amendement de la Constitution nécessitant plus de 75% des voix au Parlement.
Depuis la dissolution de la junte en 2011, le gouvernement majoritairement civil du président Thein Sein a multiplié les réformes, permettant la levée de presque toutes les sanctions occidentales. Mais certains signes de raidissement ont suscité des inquiétudes.


juin 13 2014

Birmanie : Suu Kyi écartée de la présidentielle

source : lefigaro

Un comité parlementaire birman a voté contre une modification de la Constitution qui aurait permis à l’opposante Aung San Suu Kyi de briguer l’an prochain la présidence, ont rapporté deux de ses membres aujourd’hui.

Ce comité chargé de recommander des amendements à la constitution a voté par 26 voix sur 31 en faveur du maintien d’une clause de la loi fondamentale interdisant à des individus mariés à un étranger ou parents d’enfants étrangers de devenir chef de l’Etat.

Cette clause a été, aux yeux de nombreux observateurs, intégrée à la constitution de 2008 dans le but d’écarter Aung San Suu Kyi, devenue alors une icône mondiale de la lutte contre la dictature militaire en place à l’époque. Le défunt mari de l’opposante était britannique, tout comme le sont ses deux fils.

En janvier, le président Thin Sein s’était dit favorable à une modification de la constitution permettant à la lauréate du prix Nobel de la paix de devenir un jour présidente. Seules cinq voix du comité, qui ne compte que deux représentants de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), le parti d’Aung San Suu Kyi, contre 14 membres du parti au pouvoir (USDP, Parti pour la solidarité et le développement de l’Union), ont voté pour l’amendement.

Les représentants de la LND estiment cependant que rien n’est joué tant que le parlement ne se sera pas prononcé, même s’il est dominé par l’USDP et ses alliés.