août 30 2012

Birmanie : Près de 2.000 personnes retirées de la liste noire de la junte

Bonsoir à tous,  me voici de retour, comme un peu tout le monde…

source : 20minutes.fr

Quelque 2.000 personnes, dont l’ancienne secrétaire d’Etat américaine Madeleine Albright et les deux fils d’Aung San Suu Kyi, ont été retirées ce jeudi de la liste noire établie par l’ancienne junte militaire birmane.

Cette annonce, publiée sur le site de la présidence, est le dernier signe d’ouverture en Birmanie depuis que l’armée a remis le pouvoir en mars à un gouvernement civil à la suite des premières élections législatives libres du pays en 20 ans. L’ancienne présidente des Philippines Corazon Aquino, décédée en 2009, l’homme politique et chanteur américain Sonny Bono et les fils de la lauréate du prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi, Kim et Alexander Aris, figurent parmi les 2.082 personnalités qui ont été retirés de la liste noire.

Si aucune raison officielle n’a été donnée à l’époque sur la présence de leur nom sur la liste, une grande partie d’entre eux étaient connus pour être des opposants à la junte militaire qui a dirigé le pays d’une main de fer pendant 49 ans, persécutant hommes politiques, journalistes et opposants. Les exilés birmans retirés de la liste noire, qui comprenait au total 6.165 compagnies, organisations et personnes, sont autorisés à revenir en Birmanie, précise la présidence birmane.


août 12 2012

Birmanie : rencontre entre le président Sein et Aung San Suu Kyi

source : le nouvelobs

Aung San Suu Kyi s’est entretenue dimanche avec le président birman Thein Sein à Naypyidaw, pour la première fois depuis l’élection de l’opposante à la chambre basse du Parlement.

Suu Kyi et Thein Sein se sont rencontrés dans la capitale Naypyidaw, a précisé Zaw Htay, directeur du bureau du président, sans détailler le contenu des discussions.

Il a toutefois indiqué que le ministre des Chemins de fer, Aung Min, qui joue un rôle-clé dans les efforts de règlement des conflits ethniques dans le pays, était présent.

Il s’agit de la troisième rencontre entre le président Sein et Mme Suu Kyi, chef de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), depuis la levée de son assignation à résidence après les élections controversées de novembre 2010.

Suu Kyi fait depuis longtemps face à une certaine méfiance, sinon défiance, des minorités ethniques qui représentent un tiers des 60 millions d’habitants du pays.

Elle est vue par certains comme appartenant à l’élite de l’ethnie majoritaire birmane ou bamar, mais elle tente depuis plusieurs mois de se poser en figure unificatrice. C’est à ces minorités qu’elle avait notamment consacré fin juillet son premier discours au parlement en tant que députée.

Le nouveau gouvernement, qui a remplacé la junte et multiplié les réformes depuis plus d’un an, a engagé des négociations avec ces groupes et est parvenu à signer plusieurs cessez-le-feu. Mais les combats se poursuivent en Etat Kachin, à la frontière avec la Chine.

Et des violences communautaires entre bouddhistes et musulmans, notamment des Rohingyas, ont fait plus de 80 morts en juin dans l’Etat Rakhine, à la frontière avec le Bangladesh. Quelque 800.000 Rohingyas, qui ne font pas partie des groupes ethniques reconnus par le régime, vivent confinés dans cet Etat.

Des organisations de défense des droits de l’Homme ont accusé les forces de sécurité birmanes d’abus pendant et après les violences communautaires, en particulier contre les Rohingyas, et l’ONU s’est inquiétée d’une répression visant la communauté musulmane.


août 1 2012

La censure n’est toujours pas morte en Birmanie

source : asieinfo

La liberté de la presse constitue un des signes les plus visibles de la perestroïka birmane. Pourtant, le 31 juillet, deux hebdomadaires ont été suspendus indéfiniment.

On l’annonçait morte et enterrée. La censure, abritée par la tristement célèbre Burma’s Press Scrutiny and Registration Division (PSRD), s’est largement assouplie au fil des mois de réforme mise en œuvre par le gouvernement du président Thein Sein. Plusieurs types de publications ont été dispensés de soumettre leur copie avant publication. Une mesure qui devait bientôt s’appliquer à l’ensemble des journaux, y compris ceux d’information générale et politique. En juin, Kyaw Hsan, ministre de l’Information, flanqué de représentants de la PSRD, avait annoncé en conférence de presse son intention de supprimer le bureau de la censure dès que la nouvelle loi sur les médias serait adoptée. Le texte a été transmis au Parlement.

Aussi, la suspension le 31 juillet des hebdomadaires The Voice Weekly et Envoy, tout deux populaires et reconnus pour leur professionnalisme, a pris beaucoup d’observateurs au dépourvu. Selon le webzineIrrawaddy, citant des médias de Rangoon, Tin Swe, adjoint au directeur de la PSRD, reproche aux deux titres d’avoir publié des articles sans les avoir soumis au préalable à la censure. «Nous avons peur de publier cette information et sommes inquiets pour notre avenir», confie Thar Lun Zaung Htet, rédacteur en chef de l’hebdomadaire Venus. «La PSRD nous a demandé de collaborer avec elle pendant cette période de transition. Mais l’abolition de la censure devait intervenir avant la fin juin. Et cela ne s’est pas produit.»

En juin, The Snapshot avait lui aussi été suspendu pour avoir publié la photo du corps d’une jeune fille de l’Etat Rakhine dont la mort a déclenché la vague de violences actuelle dans cette région de l’ouest de la Birmanie. Le journal fait désormais face à des poursuites judiciaires. Tout comme The Voice Weekly qui devra répondre d’une plainte pour diffamation déposée par le ministère des Mines.