fév 1 2011

Birmanie : le Premier ministre Thein Sein probable président

source : AFP

Le Premier ministre de Birmanie Thein Sein, retraité de l’armée depuis l’an passé, devrait devenir président, ont affirmé mardi des responsables birmans, confirmant la mainmise des cadres supérieurs de la junte sur les réformes politiques en cours.

Au lendemain de la première session des parlements national et régionaux, ces sources ont confirmé à l’AFP que la junte allait placer des fidèles du généralissime Than Shwe, homme fort du pays depuis 1992, au sommet du nouveau régime.

Thein Sein, 65 ans, qui avait troqué l’uniforme pour le costume-cravate avant les élections controversées de novembre dernier, “sera président”, a affirmé un responsable à l’AFP.

Selon la Constitution, trois candidats à la présidence seront élus respectivement par la chambre haute, la chambre basse et le collège des militaires des deux assemblées. Parmi eux seront désignés un président et deux vice-présidents.

Mais de nombreuses sources affirmaient que les jeux étaient déjà faits.

Elu à la chambre basse, chef du Parti de la solidarité et du développement de l’Union (USDP, pro-junte) qui a remporté une majorité écrasante aux élections, Thein Sein devrait être désigné candidat des députés pour la présidence avant d’accéder à la fonction, ont-elles assuré.

L’incertitude planait en revanche sur l’avenir de Than Shwe, 77 ans. Tous les analystes affirment depuis un an qu’il ne pourra quitter le pouvoir sans assurer sa sécurité en conservant une fonction d’arrière-plan.

Mais des responsables birmans ont affirmé que Than Shwe et son second, le général Maung Aye, allaient bien s’éclipser et ne figuraient pas sur la liste des candidats à la présidence.

Ils “vont prendre leur retraite après avoir passé la main au nouveau gouvernement”, a affirmé l’un d’eux.

L’Occident avait unanimement condamné les élections, organisées sans l’opposante Aung San Suu Kyi, alors en résidence surveillée, et boycottées par son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND).

Les adversaires de la junte l’accusent de vouloir conserver le pouvoir tout en le dotant des apparences d’un régime civil.