oct 29 2010

Le jeune blogueur emprisonné Nay Phone Latt parvient à envoyer des poèmes depuis sa cellule

source : IFEX, reporters sans frontières

A l’approche des élections générales du 7 novembre 2010 en Birmanie, Reporters sans frontières demande au gouvernement de faire un geste en libérant le jeune blogueur Nay Phone Latt et tous les prisonniers d’opinion afin que ceux-ci puissent participer au scrutin.

Depuis sa prison, Nay Phone Latt, qui ne bénéficie pas des soins qui sont nécessaires à ses problèmes de santé, continue cependant son combat pour la liberté d’expression. Reporters sans frontières a obtenu une série de poèmes émouvants, écrits par le blogueur. Dans une allégorie du net-citoyen, Nay Phone Latt écrit notamment qu’une “guitare aux cordes détendues, ne pouvant jouer aucune mélodie pour donner un sens à cet instrument, reste silencieuse, se dresse doucement, et attend”. A propos de la liberté d’expression dans son pays, il évoque également un “journal”, “nostalgique et en deuil de cette écriture (birmane) arrondie”.

Nay Phone Latt, blogueur ( http://www.nayphonelatt.net/ ), propriétaire de trois cybercafés à Rangoon, a été condamné, le 10 novembre 2008, à vingt ans et six mois de prison pour avoir témoigné sur son blog de la difficulté des jeunes Birmans à s’exprimer librement, notamment depuis les manifestations de l’automne 2007. Nay Phone Latt a été condamné à des peines cumulables de deux ans pour violation de l’article 505 (b) du code pénal qui punit la “diffamation de l’Etat”, trois ans et six mois pour violation de l’article 32 (b) du Video Act et enfin quinze ans de prison pour violation de l’article 33 (a) de l’Electronic Act, parce qu’il possédait une vidéo interdite par le régime. Sa peine a été réduite à 12 ans de prison en appel.

Selon les sources de Reporters sans frontières, les parents de Nay Phone Latt auraient pu rencontrer leur fils le 7 octobre. Le jeune blogueur aurait été privé de promenade pendant 5 mois, et serait resté confiné dans sa cellule. Il serait actuellement dans une prison au sud-est du pays, avec 10 autres prisonniers politiques.

Reporters sans frontières avait décerné un prix à Nay Phone Latt, le 4 décembre 2008. L’organisation classe la Birmanie parmi les “ennemis d’Internet”. Le pays se place 174e (sur 178) dans le rapport mondial sur la liberté de la presse publié par Reporters sans frontières le 20 octobre 2010.


oct 28 2010

La Birmanie évoque la libération de Mme Suu Kyi après les élections

Que dire ?! On sait tous qu’elle doit être libérée le 13 novembre soit 6 jours après les élections. Alors quoi ?! ils vont la libérer 4 jours après au lieu de 6 ? J’ai juste un peu le sentiment d’une autre mascarade. Pourquoi ces annonces qui enfoncent des portes ouvertes ? Juste pour faire croire à leur bonne volonté, pour calmer les occidentaux, un petit os à rogner ?.. Le seul vrai geste eut été de la libérer avant les élections !

source : AFP

La Birmanie a profité d’une rencontre avec ses partenaires asiatiques à Hanoï pour évoquer, pour la première fois de façon officielle, la possible libération de l’opposante Aung San Suu Kyi, dont la résidence surveillée s’achève en principe après les élections du 7 novembre.

Le ministre birman des Affaires étrangères Nyan Win s’est expliqué sur le sujet mercredi soir au cours d’un dîner avec ses homologues de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (Asean), en marge d’un sommet dans la capitale jeudi.

“Il a dit qu’ils libéreraient Aung San Suu Kyi peut-être après les élections”, a indiqué à l’AFP une diplomate asiatique.

“Ce que nous comprenons, c’est que sa peine prendra bientôt fin”, a indiqué de son côté Marty Natalegawa, ministre indonésien des Affaires étrangères. “Nous avons dit et répété que nous voulions la voir libérée. Nous continuons de penser qu’Aung San Suu Kyi peut faire partie de la solution”.

Deux responsables birmans sous couvert de l’anonymat avaient indiqué à l’AFP fin septembre que la lauréate du prix Nobel de la paix serait libérée quelques jours après le scrutin, le premier depuis celui de 1990 remporté par le parti de la dissidente, la Ligue nationale pour la démocratie (LND, dissoute).

L’un d’eux avait évoqué la date du 13 novembre, lorsque sa peine actuelle prendra officiellement fin, mais aucun haut responsable du régime de Naypyidaw n’avait encore confirmé publiquement cette hypothèse.

Surin Pitsuwan, secrétaire général de l’Asean, a fait état d’une sortie possible dans les “dix jours” après les élections. “On nous a dit qu’il n’y avait pas d’autres raisons de la maintenir en résidence surveillée. Mais (…) ce n’était pas un engagement clair”.

La Birmanie pose, depuis son entrée dans l’Asean en 1997, des problèmes constants au bloc régional, tenu par sa sacro-sainte règle de non-ingérence dans les affaires intérieures de ses membres et accusé par l’Occident d’être inefficace face aux généraux.

L’Indonésie et les Philippines, les deux pays les plus démocratiques de la région, expriment pourtant régulièrement leurs inquiétudes sur le processus électoral.

“Il y a une impression de déficit de crédibilité, mais il n’est pas trop tard, selon nous, pour tenter de s’en occuper”, a déclaré Marty Natalegawa.

Un peu plus tard, le secrétaire philippin aux Affaires étrangères Alberto Romulo critiquait le refus de la junte de laisser entrer des observateurs pour le scrutin, mais jugeait inutile d’insister.

“La question est de savoir si les élections seront crédibles si Aung San Suu Kyi et les autres (opposants) n’y participent pas. Ce ne sont pas les observateurs, c’est la participation de tous” qui importe, a-t-il estimé.

La “Dame” de Rangoun a vécu en résidence surveillée sans interruption depuis 2003 et pendant plus de 15 des 21 dernières années.

En août 2009, elle avait été de nouveau condamnée à 18 mois supplémentaires de résidence surveillée, après l’intrusion en mai d’un Américain qui s’était invité en gagnant à la nage son domicile de Rangoun, situé sur les rives d’un lac.

En l’absence de la dissidente et de nombreux autres opposants détenus, les législatives sont considérées comme une mascarade en Occident, qui n’y voit qu’une manipulation des militaires pour légitimer leur confiscation du pouvoir.

Mardi, le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon avait réclamé des élections “transparentes et crédibles”.

“Il n’est pas trop tard, même encore maintenant, pour que, en libérant les prisonniers politiques, ils puissent rendre cette élection plus ouverte et plus participative”, avait souligné le patron de l’ONU, arrivé à Hanoï jeudi.


oct 27 2010

Birmanie : Aung San Suu Kyi tenue à l’écart des élections du 7 novembre

source : lefigaro.fr

Symbole de la lutte pour la démocratie en Birmanie, la prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi ne pourra jouer aucun rôle dans les élections du 7 novembre, largement considérées comme un simulacre visant à prolonger le pouvoir de la junte. Son parti a été dissous et l’assignation à résidence de la “dame de Rangoun” n’expirera qu’après le scrutin.

La junte a interdit à Aung San Suu Kyi de se présenter aux élections, les premières depuis 20 ans en Birmanie. Sa Ligue nationale pour la démocratie (LND), seule opposition crédible dans le pays, a été dissoute pour avoir décidé de boycotter le scrutin. Les élections devraient permettre à la junte, au pouvoir depuis 1962, de continuer à diriger le pays via un parti qui lui est entièrement dévoué.

Lors des dernières élections, en 1990, Aung San Suu Kyi avait conduit la LND à une éclatante victoire. Mais la junte a ignoré le résultat du vote et privé de liberté la célèbre opposante pendant 15 des 21 dernières années.

Cette fois, les militaires n’ont pas voulu prendre le moindre risque: Aung San Suu Kyi, 65 ans, a été neutralisée politiquement et réduite au rang de simple observatrice.

Mais elle n’a peut-être pas dit son dernier mot. Son assignation à résidence expire le 13 novembre, et de nombreux analystes pensent que la junte lui accordera une liberté limitée pour donner un signe de bonne volonté à la communauté internationale.

“Les militaires ont effectivement marginalisé Aung San Suu Kyi parce qu’elle ne peut pas faire campagne contre les élections”, souligne Muang Zarni, dissident exilé et membre de l’Ecole d’économie de Londres (LSE). “En ce sens, l’armée a gagné. Mais les luttes politiques ne sont pas des sprints de 100 mètres.”

Si Aung San Suu Kyi est autorisée à “sortir dans les rues des villes birmanes, elle pourra mobiliser l’opinion publique contre le régime”, ajoute M. Zarni. La junte “a peur de sa popularité, et lorsque vous (combinez) Aung San Suu Kyi à un mécontentement généralisé, vous obtenez une situation très explosive”.

Souvent comparée à Nelson Mandela ou Gandhi, connue dans le monde entier, la lauréate du Prix Nobel de la paix n’est pas la seule à subir la répression de la junte, qui a écrasé par les armes des soulèvements populaires en 1988 et 2007, et détient dans ses geôles 2.100 prisonniers politiques.

Selon l’avocat de l’opposante, Nyan Win, elle suivra les élections depuis son domicile. Comme tous les jours, elle se lèvera à 4h pour méditer jusqu’à 5h30. Elle allumera ensuite ses quatre postes radios pour écouter sur ondes courtes la BBC, Voice of America, Radio Free Asia et la station dissidente Voix démocratique de Birmanie, également basée hors du pays. Aung San Suu Kyi ne possède ni ligne téléphonique ni connexion à Internet chez elle.

Certains analystes et partisans pensent qu’elle a commis une erreur en encourageant la LND à boycotter un scrutin qu’elle considérait comme truqué et inéquitable: ce boycottage a conduit à la dissolution du parti.

Fille du héros de l’indépendance de la Birmanie, le général Aung San, tué par des adversaires politiques en 1947, elle a payé un lourd tribut personnel à son combat pour la démocratie. C’est en 2000, année du décès de son mari, l’universitaire britannique Michael Aris, mort d’un cancer en Angleterre, qu’elle a vu ses fils Alexander et Kim pour la dernière fois.

Elle a depuis refusé de quitter la Birmanie, par crainte de ne pouvoir y retourner. Quant à ses fils, âgés aujourd’hui d’une trentaine d’années, ils n’ont pas le droit d’entrer en Birmanie. Elle a deux petits-enfants qu’elle n’a jamais rencontrés.

Si son assignation à résidence est levée le 13 novembre, sa liberté pourrait être de courte durée, comme cela s’est déjà produit par le passé, soulignent les observateurs.


oct 26 2010

Birmanie : Ban Ki-moon appelle à des élections “transparentes et crédibles”

source :

Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a appelé mardi la junte birmane à faire en sorte que les élections du 7 novembre, les premières en 20 ans, soient “transparentes et crédibles” et fassent participer tout le monde.

“Maintenant qu’il va y avoir les premières élections en 20 ans, mon seul espoir, sincère espoir, est que ces élections soient ouvertes à tous, transparentes et crédibles”, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Bangkok.

“C’est ce qu’attend la communauté internationale”, a-t-il ajouté.

Les élections du 7 novembre, qui auront lieu dans le pays de la célèbre dissidente Aung San Suu Kyi assignée à résidence, sont considérées par l’Occident comme une mascarade destinée à légitimer le régime militaire.

“Il n’est pas trop tard, même encore maintenant, pour que, en libérant les prisonniers politiques, ils puissent rendre cette élection plus ouverte et plus participative”, a souligné le secrétaire général de l’ONU.

Il n’a pas cette fois mentionné spécifiquement la lauréate du prix Nobel de la paix, dont le parti, la Ligue nationale pour la démocratie, a été dissous par les autorités pour avoir décidé de boycotter le scrutin.

“Les Nations unies se sont montrées prêtes à fournir un soutien technique et logistique (pour les élections), mais si je comprends bien (…) ils ne veulent aucune aide extérieure”, a-t-il encore indiqué.

La semaine dernière, la junte birmane a annoncé qu’elle ne laisserait entrer dans le pays ni observateurs ni médias étrangers pour le scrutin du 7 novembre.

Après son passage à Bangkok où il a rencontré le Premier ministre Abhisit Vejjajiva, Ban Ki-moon doit se rendre au Cambodge, au Vietnam et en Chine.

A Hanoï, où commence jeudi un sommet de l’Association des nations d’Asie


oct 25 2010

Le cyclone Giri a fait au moins 27 morts en Birmanie

source : cyberpresse

Des travailleurs transportent des sacs de riz devant... (Photo:  AFP)

Des travailleurs transportent des sacs de riz devant être envoyés dans la zone touchée par le cyclone.

Photo: AFP

Le cyclone Giri qui a frappé vendredi dernier la côte ouest de la Birmanie a fait au moins 27 morts et 15 disparus, ont indiqué lundi les médias gouvernementaux.

Le cyclone a détruit 2800 maisons, des dizaines de bâtiments officiels et deux ponts. Les vents avaient atteint les 193 km/heure au centre de la tempête dans l’État du Rakhine, frontalier avec le Bangladesh.

Samedi, un employé de la Croix-Rouge avait indiqué que 70% de la ville de Kyaukphyu avaient été détruits, avec quelque 60 000 personnes dans le district en difficultés. Un résident de Sittwe, sur la côte de cet État, n’avait pour sa part évoqué que des maisons détruites en périphérie de la ville, mais pas en son centre.

«Les autorités nous ont prévenu par hauts-parleurs pour nous préparer au cyclone, donc les gens ont eu du temps pour se réfugier dans des zones sûres», avait-il expliqué à l’AFP par téléphone.

La Birmanie est régulièrement frappée par des tempêtes tropicales. En 2008, le cyclone Nargis avait fait 138 000 morts ou disparus, principalement dans le delta de l’Irrawaddy, au sud-ouest du pays.

La junte militaire au pouvoir avait alors été violemment critiquée, après avoir bloqué l’aide étrangère et refusé l’arrivée d’organisations non gouvernementales.

Le Bangladesh voisin avait également conseillé aux bateaux de rester à quai et averti de risques d’innondations dans certaines régions. En Inde, le département de météorologie avait qualifié Giri de «très violent».


oct 22 2010

Un puissant cyclone frappe la Birmanie

source : lefigaro.fr

Il faut espérer qu’il n’y aura pas de pertes humaines…

Un “puissant” cyclone frappait aujourd’hui la côte ouest de la Birmanie, faisant peser des menaces d’inondations et de glissements de terrain, ont indiqué les autorités birmanes.
Le cyclone Giri, qualifié de “très puissant”, a touché terre dans l’Etat du Rakhine, selon une alerte météo diffusée à la télévision d’Etat. Les habitants des régions côtières affectées ont été appelés à rejoindre des zones plus sûres.

Les vents atteignaient près de 180 km/heure au centre de la tempête, avec des rafales allant jusqu’à plus de 190 km/heure, selon l’alerte diffusée par le département de météorologie du pays. Le cyclone devait ensuite se diriger vers le nord-est, vers les régions de Chin, Magway et Mandalay, a ajouté la télévision, mettant en garde contre des risques de glissements de terrain.

Un habitant de la ville de Kyaukphyu dans l’Etat du Rakhine a indiqué que le cyclone apportait de la pluie et faisait augmenter le niveau de l’eau. “Nous restons dans la maison. Jusqu’ici, nous n’avons pas entendu parler de victimes”, a-t-il ajouté.

La Birmanie est régulièrement frappée par des tempêtes tropicales. En 2008, le cyclone Nargis avait fait 138.000 morts ou disparus, principalement dans le delta au sud-ouest du pays.


oct 21 2010

La Birmanie hisse son nouveau drapeau

source : cyberpresse

Le nouveau drapeau, une étoile blanche sur fond... (Photo: Khin  Maung Win, AP)

Le nouveau drapeau, une étoile blanche sur fond de trois bandes horizontales jaune, verte et rouge, a été hissé devant l’hôtel de ville de la capitale du pays, Rangoun, lors d’une cérémonie qui devait avoir lieu dans tout le pays.

Photo: Khin Maung Win, AP

La junte birmane a commencé jeudi à utiliser le nouveau drapeau tricolore du pays sur les bâtiments officiels, à quelques semaines des élections du 7 novembre, les premières en 20 ans.

Le nouveau drapeau, une étoile blanche sur fond de trois bandes horizontales jaune, verte et rouge, a été hissé devant l’hôtel de ville de la capitale du pays, Rangoun, lors d’une cérémonie qui devait avoir lieu dans tout le pays.

Le moment choisi pour la mise en service du nouveau drapeau était inattendu.

Selon les autorités, les couleurs symbolisent la paix, la solidarité, l’harmonie, l’amour et l’unité.

Ce nouveau drapeau fait partie de la nouvelle constitution adoptée en 2008 lors d’un référendum très contesté qui s’est tenu seulement quelques jours après le passage du dévastateur cyclone Nargis (138 000 morts ou disparus).

L’ancien drapeau, qui datait de la constitution de 1974, était rouge, avec 14 étoiles encerclant un épi de riz et une roue dentée sur fond d’un rectangle bleu dans le coin en haut à gauche.

Les élections du 7 novembre sont vues par l’Occident comme une mascarade destinée à légitimer le régime militaire.



oct 20 2010

Aung San Suu Kyi voudrait twitter quand elle sera libérée

source : AFP

La junte la laissera-t’elle surfer à sa guise ? surtout quand on connaît la censure que les généraux exerce sur internet…… Souhaitons-le

La dissidente birmane Aung San Suu Kyi veut utiliser Twitter, la plate-forme de microblog, pour communiquer avec les jeunes du monde entier quand elle sera libérée de sa résidence surveillée, a indiqué son avocat lundi.

La lauréate du prix Nobel de la paix, dont la dernière condamnation expire en principe quelques jours après les élections du 7 novembre, est enfermée dans sa maison sans accès internet ni twitter depuis 2003.

“Daw Aung San Suu Kyi m’a dit qu’elle voulait avoir un compte Twitter pour parler et discuter avec les adolescents du monde entier”, a indiqué son avocat Nyan Win après lui avoir rendu visite. “Daw” est un terme de respect en Birmanie, principalement pour les femmes.

Le parti de la dissidente, la Ligue nationale pour la démocratie, a remporté les dernières élections en 1990 mais n’a jamais pu exercer le pouvoir.

Elle-même a vécu en résidence surveillée sans interruption depuis 2003 et pendant plus de 15 des 21 dernières années.

Sa dernière condamnation remonte à 2009 et lui imposait 18 mois supplémentaires d’assignation à résidence, peine qui s’achève le 13 novembre.

La dissidente avait fait appel en mai de cette condamnation mais son recours n’a été examiné que lundi par la Cour suprême.

La Ligue nationale pour la démocratie a été dissoute par la junte après avoir décidé de boycotter les élections du 7 novembre, les premières en 20 ans.

La Birmanie est dirigée par une succession de régimes militaires depuis 1962 et ces élections sont vues par l’Occident comme une mascarade destinée à légitimer le régime militaire.


oct 19 2010

Birmanie : “urgence sanitaire” dans l’Est, où vivent les minorités

source : romandie.com

Plus de la moitié des morts qui se produisent dans les régions de l’est de la Birmanie, où la junte est aux prises avec des groupes ethniques rebelles et empêche l’accès aux soins, sont dues à des maladies soignables, selon un rapport publié lundi.

Selon cette étude d’associations locales, baptisée “Diagnostic: critique”, 59% des morts pourraient être évitée sans ce qu’elle qualifie d’”urgence sanitaire chronique”, qui frappe les zones à la frontière avec la Thaïlande.

La junte laisse les civils supporter les conséquences de ses combats contre les groupes rebelles minoritaires, avec un “désinvestissement officiel en matière de santé”.

“Les indicateurs de santé pour ces communautés, en particulier pour les femmes et les enfants, sont pires que les chiffres officiels nationaux, qui sont déjà parmi les pires de la planète”, ont indiqué les associations, dont l’Association médicale birmane, pointant du doigt en particulier les mortalités infantile et maternelle.

A cause des “violations généralisées des droits de l’homme” contre les civils de ces minorités ethniques et du “blocus de l’aide humanitaire internationale”, ces morts prématurées continueront, a déploré le rapport.

Ces violations, comme le travail forcé ou la destruction de nourriture, entraînent la pauvreté, les migrations et “en fin de compte, la maladie et la mort prématurée”, a souligné le Dr Sriprapha Petcharamesree, de l’Université Mahidol en Thaïlande.

Dans ces zones, où opèrent notamment les rebelles karen ou shan, la violence peut expliquer seulement 2,3% des morts, a noté le rapport. Alors que le paludisme est, lui, responsable de près d’un tiers des décès des enfants de moins de cinq ans et la diarrhée de 17% des morts de ce groupe d’âge.

Des associations locales pallient l’absence de l’Etat en prodiguant des soins à la population, mais elles sont entravées par les conflits, le déplacement de centaines de milliers de personnes et le manque de ressources.

Le rapport est fondé sur des données collectées lors d’entretiens dans 5.754 foyers notamment dans les Etats Shan, Môn et Kachin entre octobre 2008 et janvier 2009.


oct 18 2010

Elections en Birmanie : pas d’observateurs ni de médias étrangers autorisés à entrer

source : AFP

Répétition pour les élections, le 18 octobre 2010 à Naypyidaw, en Birmanie

Aucun média ou observateur étranger ne sera autorisé à entrer en Birmanie pour les élections du 7 novembre, considérées par l’Occident comme une mascarade destinée à légitimer le régime militaire.

“Concernant la venue d’observateurs étrangers, notre pays a beaucoup d’expérience en matière d’élections”, a déclaré lundi le président de la commission électorale Thein Soe devant des diplomates et des journalistes dans la capitale.

Il a précisé que les diplomates étrangers et les représentants des agences de l’ONU déjà présents en Birmanie pourraient observer ces premières élections en 20 ans.

“Les diplomates sont des représentants de leur pays. Donc, nous estimons qu’il n’est pas nécessaire d’autoriser d’autres pays à observer séparément”, a-t-il ajouté.

Concernant les médias, il a noté que des agences de presse étrangères avaient déjà des journalistes basés en Birmanie, et que les journalistes étrangers ne seraient donc pas autorisés à y entrer pour le scrutin.

Appareils photos et caméras seront également interdits dans les 40.000 bureaux de vote pour que les plus de 29 millions d’électeurs puissent “voter en toute liberté”, a-t-il ajouté.

Dans un pays dirigé par une succession de régimes militaires depuis 1962, ces élections sont vues par l’Occident comme une manipulation et une volonté des militaires de se muer artificiellement en un régime civil sans céder une once de pouvoir.

Un quart des sièges au Parlement leur est d’ailleurs réservé et la victoire des partis alignés sur la junte ne fait guère de doute pour les 1.159 sièges restant à pourvoir dans les deux assemblées nationales et les parlements régionaux.

Le président de la commission électorale a malgré tout nié lundi tout favoritisme envers le Parti de la solidarité et du développement de l’Union (USDP), récemment créé de toutes pièces par le régime.

“Il n’y a pas de petits ou de grands partis. Ils sont tous pareil. Si un parti est enregistré, il aura des droits”, a-t-il assuré, précisant que 3.071 candidats de 37 partis étaient inscrits.

Mais le scrutin aura lieu sans la dissidente Aung San Suu Kyi, et sans son parti, la Ligue nationale pour la démocratie, dissout pour avoir décidé de le boycotter.

La lauréate du prix Nobel de la paix, dont le parti a remporté les dernières élections en 1990 sans jamais être autorisé à exercer le pouvoir, a vécu en résidence surveillée sans interruption depuis 2003 et pendant plus de 15 des 21 dernières années.

Sa dernière condamnation doit expirée le 13 novembre, seulement quelques jours après les élections.

Une fois libre, elle compte “avoir un compte Twitter pour parler et discuter avec les adolescents du monde entier”, a indiqué lundi son avocat Nyan Win après lui avoir rendu visite.

Malgré la fin en principe proche de cette libération, l’avocat continue son combat devant la justice. Lundi, la Cour suprême birmane a examiné une nouvelle demande d’appel contre sa dernière condamnation à 18 mois supplémentaires d’assignation à résidence en 2009, sans se prononcer sur sa recevabilité.

La “Dame” de Rangoun avait déposé cet appel en mai, après deux premiers rejets.

La junte a d’autre part annoncé le mois dernier que les élections ne pourraient se tenir dans un certain nombre de zones en proie à la rebellion de groupes ethniques, excluant du processus des millions de membres des minorités ethniques.

“Il y a des groupes armés dans certaines zones. Nous estimons qu’il pourrait y avoir des pressions de leur part pour favoriser certains partis (…) C’est pour ça que nous n’organiserons pas les élections dans ces lieux”, a justifié Thein Soe.