juin 30 2009

Visite à haut risque de Ban Ki-moon en Birmanie

source : lemonde.fr

Bien qu’il craigne que sa visite en Birmanie tourne à l’avantage de la junte, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a décidé, lundi 29 juin, de se rendre dans le pays, les 3 et 4 juillet, pour réclamer la libération des prisonniers politiques, la reprise du dialogue avec l’opposition et l’organisation d’élections crédibles.

Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, le 24 juin 2009 à New York.AFP/Chris McGrath

Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, le 24 juin 2009 à New York.

“C’est une visite à haut risque”, reconnaît un proche du secrétaire général. En dépit d’intenses tractations, M. Ban n’a pas obtenu la garantie de pouvoir rencontrer l’opposante Aung San Suu Kyi, qui a passé son 64e anniversaire dans la sinistre prison d’Insein, à l’extérieur de Rangoun.

Prix Nobel de la paix en 1991, Aung San Suu Kyi a été arrêtée le 13 mai pour avoir accueilli John Yettaw, un mormon américain qui, pour des raisons mystérieuses, avait demandé refuge chez elle après avoir traversé, de nuit, le lac qui borde sa résidence. Le gouvernement a accusé Mme Suu Kyi d’avoir enfreint les règles de son assignation à résidence, qui devait expirer fin mai. L’opposante, qui risque cinq années de détention supplémentaires, est jugée depuis plus d’un mois.

Selon plusieurs sources, les généraux birmans disent craindre qu’une rencontre de Ban Ki-moon avec Aung San Suu Kyi, avant son jugement, soit perçue comme une tentative de peser sur le cours de la justice. Ils ne veulent pas donner l’impression de céder aux pressions internationales et n’auraient “pas osé” transmettre la demande d’entretien au numéro un du régime, le général Than Schwe, de peur d’être mal vus.

L’envoyé spécial de M. Ban, Ibrahim Gambari, qui est revenu le 27 juin d’une visite “exploratoire” de deux jours en Birmanie, aurait toutefois obtenu des garanties en termes d’accès du secrétaire général de l’ONU aux opposants, aux minorités et aux ONG.

Sa rencontre avec le ministre des affaires étrangères, Nyan Win, a été “bonne”, selon un conseiller, et il aurait reçu des engagements concernant le sort de certains prisonniers politiques. M. Ban “veut être sûr d’obtenir des résultats tangibles”, explique toutefois un haut fonctionnaire. Il ne veut pas “revenir au statu quo ante, avec une nouvelle mise en résidence surveillée d’Aung San Suu Kyi”, ajoute-t-il.

La Chine, soutenue par la Russie et plusieurs pays de la région, pousse depuis plusieurs mois Ban Ki-moon à se rendre en Birmanie, sans conditions. Les pays occidentaux sont plus sceptiques. Selon des sources diplomatiques, les Etats-Unis et le Royaume-Uni, favorables au principe d’une rencontre, jugent le moment, trop proche d’une possible condamnation de Mme Suu Kyi, mal choisi. La France a, elle, “de fortes réserves”. L’organisation Human Rights Watch, qui a jugé que la visite de M. Ban au Sri Lanka, fin mai, avait été un échec, a également mis le secrétaire général de l’ONU en garde contre les risques de manipulation.

Critiqué ces derniers mois dans la presse pour son manque d’influence sur la scène internationale, M. Ban, qui a longuement hésité avant d’annoncer sa décision, “craint que la visite porte un coup à son image”, admet un fonctionnaire de l’ONU. Mais “il n’y a pas qu’Aung San Suu Kyi”, estime un collaborateur, et “il est temps que quelqu’un puisse parler directement à Than Shwe de toutes les questions difficiles - les élections, les prisonniers, l’accès humanitaire -, et M. Ban est le seul à pouvoir le faire”.

En mai 2008, après le typhon Nargis, Ban Ki-moon s’était rendu dans la nouvelle capitale birmane, Naypyidaw, au coeur de la jungle, et avait convaincu le général Than Schwe d’ouvrir son pays à l’aide humanitaire.

Philippe Bolopion



juin 29 2009

Deux témoins d’Aung San Suu Kyi interdits d’audition

source : nouvelobs - APF

La lauréate du prix Nobel de la paix détenue sous l’accusation d’avoir violé les conditions de son assignation à résidence risque cinq ans d’emprisonnement. Un seul des quatre témoins de la défense à été autorisé à venir à la barre.

L'opposante birmane Aung San Suu Kyi (sipa)

L’opposante birmane Aung San Suu Kyi (sipa)

La plus haute cour de Birmanie a rejeté lundi 29 juin l’appel déposé par les avocats de l’opposante Aung San Suu Kyi qui demandaient d’autoriser l’audition de deux témoins clefs de la défense à son procès.
La Haute Cour a ainsi confirmé la décision d’une juridiction inférieure d’interdire l’audition de ces témoins dans le procès de Suu Kyi, actuellement incarcérée à la prison d’Insein de Rangoon ont exhorté mercredi.
La lauréate du prix Nobel de la paix, qui a récemment fêté son 64 anniversaire, est détenue sous l’accusation d’avoir violé les conditions de son assignation à résidence en recevant chez elle un ressortissant américain, qui s’est introduit à son domicile après avoir traversé à la nage le lac Inya bordant sa maison.

Aung San Suu Kyi encourt cinq ans d’emprisonnement

L’opposante, qui a déjà passé plus de 13 des 19 dernières années en résidence surveillée, risque cinq ans d’emprisonnement si elle reconnue coupable.
Le tribunal, devant lequel se déroule son procès à la prison d’Insein, n’a autorisé qu’un seul des quatre témoins de la défense à venir à la barre. Après un appel interjeté par les avocats de l’opposante, la cour territoriale de Rangoon a estimé qu’un deuxième témoin pouvait être entendu.
Les conseils d’Aung San Suu Kyi avaient fait une nouvelle fois appel mercredi dernier afin de pouvoir citer les deux derniers témoins de la défense dont ils souhaitaient la présence, à savoir Win Tin et Tin Oo, membres de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), le parti co-fondé par l’opposante.

Critiques à l’encontre du gouvernement

Selon l’avocat de la défense Nyan Win, l’accusation argue que Win Tin, ancien journaliste et ex-prisonnier politique, ne devrait pas être autorisé à témoigner en raison des critiques qu’il émet contre le gouvernement et des fréquentes interviews qu’il donne à des médias étrangers.
La défense, elle, soutient qu’il n’existe aucune loi interdisant le témoignage de personnes critiques à l’encontre des autorités.
Concernant Tin Oo, le dirigeant adjoint de la LND, l’accusation affirme qu’il ne devrait pas être cité car il est actuellement assigné à résidence, a rapporté Nyan Win.
Les avocats de la défense ont fait valoir devant la cour qu’Aung San Suu Kyi était elle-même assignée à résidence, mais que cette situation n’avait en rien empêché la tenue de son procès.
L’opposante a été autorisée à témoigner le 26 mai et son placement en résidence surveillée a officiellement pris fin le jour suivant.


juin 28 2009

Fin de la visite de l’émissaire spécial de l’ONU en Birmanie

source : AP

L‘émissaire spécial des Nations unies Ibrahim Gambari a conclu sa visite de deux jours en Birmanie par une rencontre avec le ministre des Affaires étrangères destinée à préparer un déplacement du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, a rapporté samedi la télévision d’Etat.

Des organisations de défense des droits de l’Homme craignent qu’une telle visite confère un caractère légitime au procès intenté à la lauréate du prix Nobel de la paix, Aung San Suu Kyi, accusée d’avoir violé les conditions de son assignation à résidence en recevant chez elle un ressortissant américain. Ce dernier s’est introduit à son domicile après avoir traversé à la nage le lac bordant sa maison.

L’opposante, qui a déjà passé plus de 13 des 19 dernières années en résidence surveillée, risque cinq ans d’emprisonnement si elle reconnue coupable. Son procès a suscité l’indignation au sein de la communauté internationale.

La télévision d’Etat birmane a déclaré samedi qu’Ibrahim Gambari avait rencontré le chef de la diplomatie Nyan Win à Naypyitaw, la capitale, et s’était entretenu avec ce dernier des projets de visite de Ban Ki-moon.

M. Gambari doit informer le secrétaire-général de l’ONU de sa visite avant que ce dernier ne parte pour le Japon lundi. Ban Ki-moon a récemment déclaré à l’Associated Press qu’il étudiait le “moment opportun” pour effectuer une visite en Birmanie.

L’organisation Human Rights Watch et certains gouvernements ont exhorté le secrétaire-général de l’ONU à ne pas s’y rendre maintenant, arguant que son voyage pourrait être exploité par la junte birmane.


juin 26 2009

Birmanie: arrivée du médiateur de l’ONU Ibrahim Gambari

source : AFP

L’envoyé spécial des Nations unies Ibrahim Gambari est arrivé vendredi en Birmanie pour préparer le terrain à une éventuelle visite du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a constaté un journaliste de l’AFP.

M. Gambari doit séjourner jusqu’à samedi à Rangoun où il doit rencontrer des représentants du ministère des Affaires étrangères, selon des responsables birmans. Avant cela, il doit se rendre vendredi en fin de journée à Naypyidaw, nouvelle capitale administrative située dans le centre du pays pour des discussions avec des responsables du régime, selon la même source.

Dans l’immédiat, il n’est pas prévu que M. Gambari rencontre la lauréate du prix Nobel de la paix, Aung San Suu Kyi, emprisonnée depuis le 14 mai pour avoir enfreint les règles de son assignation à résidence en recevant un Américain, selon ces responsables birmans.

Un procès a été intenté à Mme Suu Kyi, qui est passible de cinq ans de prison, mais les autorités semblent avoir ralenti le processus de jugement en raison de la véhémence des réactions internationales.

Son procès doit de poursuivre vendredi à la prison de Insein, a indiqué Nyan Win, son avocat et porte-parole de sa formation d’opposition, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), qui ne savait pas si M. Gambari rencontrerait Mme Suu Kyi.

“Comme lors de sa précédente visite, il (M. Gambari) pourrait rencontrer Aung San Suu Kyi mais nous ne disposons pas encore de l’information”, a déclaré Nyan Win à l’AFP.

L’ONU n’a cessé d’exiger la libération de tous les prisonniers politiques en Birmanie, y compris de Mme Suu Kyi, ainsi qu’une démocratisation du système politique. Ces efforts n’ont, pour l’instant, abouti à aucun résultat tangible.

Ibrahim Gambari rendra compte des résultats de sa nouvelle mission à Ban Ki-moon qui décidera si les conditions sont réunies pour qu’il se rende en Birmanie dans la foulée d’un séjour qu’il doit effectuer au Japon du 30 juin au 2 juillet.

M. Ban était déjà venu en Birmanie en mai 2008, mais l’objet de cette mission avait été strictement limité, par les autorités birmanes, aux efforts humanitaires après le passage du cyclone Nargis (138.000 morts).

De puissants appels se sont multipliés à travers le monde pour obtenir l’arrêt du procès de Mme Suu Kyi et sa libération inconditionnelle. Elle a été privée de liberté pendant plus de 13 des 19 dernières années.

Une condamnation l’écarterait du paysage politique, alors que la junte veut organiser des élections controversées l’année prochaine. L’armée est au pouvoir depuis 1962 en Birmanie.


juin 25 2009

La junte birmane accuse John Yettaw d’être lié à l’opposition

source : le point.fr AFP

Le régime militaire birman a affirmé jeudi que l’Américain John Yettaw, qui s’est invité chez l’opposante Aung San Suu Kyi, avait des liens avec des groupes d’opposants exilés en Thaïlande.

Ce durcissement de la junte est intervenu à la veille d’une mission en Birmanie du médiateur de l’ONU Ibrahim Gambari qui cherchera à obtenir des concessions de la part des généraux, alors que le procès de Mme Suu Kyi et de M. Yettaw se poursuit depuis plus d’un mois en prison, selon des diplomates.

Lors d’une conférence de presse à Rangoun, le chef de la police nationale Khin Yee a déclaré que John Yettaw avait rencontré des dissidents birmans en Thaïlande, membres “d’organisations illégales”, avant une première visite au domicile de Mme Suu Kyi en novembre 2008.

Il a affirmé que l’Américain s’était entretenu avec Bo Kyi, co-fondateur de l’Association d’assistance aux prisonniers politiques de Birmanie (AAPPB), et huit autres opposants, alors qu’il séjournait dans les localités thaïlandaises de Mae Sot et Chiang Mai en septembre-octobre 2008.

M. Yettaw, mormon et ex-militaire âgé de 53 ans, a été arrêté début mai en Birmanie après une seconde visite au domicile de Mme Suu Kyi, situé au bord d’un lac, qu’il a réussi bizarrement à gagner à la nage.

La prix Nobel de la paix est accusée d’avoir enfreint les règles de son assignation à résidence en recevant M. Yettaw et a été transférée le 14 mai au centre pénitentiaire d’Insein. Mme Suu Kyi et M. Yettaw sont passibles de cinq ans de prison.

Le mois dernier, le régime avait affirmé que l’affaire Yettaw avait été montée de toutes pièces par des “éléments antigouvernementaux” et que l’Américain était peut-être un “agent secret” ou le “petit ami” de l’opposante.

Ibrahim Gambari rendra compte des résultats de sa mission au secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon qui décidera si les conditions sont réunies pour qu’il se rende en Birmanie dans la foulée d’un séjour qu’il doit effectuer au Japon du 30 juin au 2 juillet.

L’ONU n’a cessé d’exiger la libération de tous les prisonniers politiques en Birmanie, y compris de Mme Suu Kyi, ainsi qu’une démocratisation du système politique. Ces efforts n’ont abouti jusqu’ici à aucun résultat tangible.


juin 24 2009

Aung San Suu Kyi’s Lawyer Appeals Again to Allow Witnesses to Testify


24 June 2009

Burma’s Supreme Court has heard an appeal by lawyers for opposition leader Aung San Suu Kyi to allow two of her key aides to testify at her trial.

Nyan Win, a defense lawyer for detained pro-democracy leader Aung San Suu Kyi, speaks to reporters near the High Court in downtown Yangon, Myanmar, 24 Jun 2009
Nyan Win, a defense lawyer for detained pro-democracy leader Aung San Suu Kyi, speaks to reporters near the High Court in downtown Rangoon, 24 Jun 2009

Defense lawyer Nyan Win said in Wednesday’s proceedings that one of the banned witnesses, Tin Oo, is currently under house arrest, while the other witness, Win Tin, has been barred by prosecutors because he has given interviews to foreign journalists.

The defense attorney says the two witnesses should be allowed, because there is no legal restriction on someone testifying while under arrest and there is no law restricting free speech.

Nyan Win says the justices did not say when they would issue their ruling on their appeal.

Aung San Suu Kyi is on trial for violating the terms of her house arrest, after allowing an American man to stay at her lakeside home in Rangoon for two days after he swam there uninvited.

A lower court initially banned three of Aung San Suu Kyi’s four witnesses from giving testimony. A Burmese court reinstated a second witness earlier this month, but upheld the ban on Tin Oo and Win Tin. Both men are senior members of Aung San Suu Kyi’s National League for Democracy.

Her trial, which has been delayed for several days, is set to resume on June 26.

The Nobel Peace laureate faces five years in prison if convicted. The international community has condemned the trial, calling it a pretext for the military junta to keep her in detention through next year’s elections.

The pro-democracy leader, who turned 64 years old June 19, has spent 13 of the last 19 years under house arrest.

Diplomats said earlier this week United Nations special envoy Ibrahim Gambari is due to visit Burma this week to prepare for a possible visit by U.N. Secretary-General Ban Ki-moon. U.N. officials have not announced either visit.

Some information for this report was provided by AFP and AP.


juin 23 2009

Whys and Suu Kyi

source : The Irrawaddy  By KYAW ZWA MOE

Several “whys” woke me up this morning on the 64th birthday of Aung San Suu Kyi, who would wake up this morning to the sounds of prisoners’ iron shackles and the harsh shouts of wardens in the Insein Prison compound.

The first “why” was: Why have the powerful Burmese generals who control 400,000 soldiers detained Suu Kyi for more than 13 of the past 19 years?

The answer is simple. They are afraid of the 64-year-old Nobel Peace Prize winner, who now represents democracy to people not only in Burma but around the world.

Though she has been mentally and physically held down by the junta since 1988 when she dedicated her life to restore democracy in Burma, Suu Kyi has proved how strong, resilient and durable she is. Recently, she has even become more threatening to the generals.

Why are they so afraid?

Basically, she represents the truth. “Truth is a powerful weapon,” she said once. “And truth—like anything that is powerful—can be frightening or reassuring, depending on which side you are on.”

“If you’re on the side of truth, it’s very reassuring—you have its protection. But if you’re on the side of untruth—then it’s very frightening,” she said in the book The Voice of Hope, based mainly on interviews with her after her release from her first house arrest in 1995,

The junta is on the side of untruth. One of its big lies was the 1990 election, the results of which were simply discarded by the generals after Suu Kyi’s party, National League for Democracy, won by a landslide. The people gave her a huge mandate which, in the junta’s eyes, was something to fear.

The generals broke their promise after the election to convene a people’s assembly and hand over power to the winner. Voters will never forget that lie.

Why is she so respected as a leader?

She has practiced what she believes even when dealing with one of the most cruel and cunning regimes in the world: “Honesty is the best policy.” To that, however, some detractors say, “She is saint, but not politician.”

Suu Kyi once said: “Political integrity means just plain honesty in politics. One of the most important things is never to deceive the people. Any politician who deceives the people either for the sake of his party or because he imagines it’s for the sake of people, is lacking in political integrity.”

Even after the brutal treatment of the past 21 years, she still applies that policy of “honesty,” and her dedication and conviction to restore democracy has never wavered.

Her words have touched the Burmese people, and her actions have impressed them, proving to the people she is a true leader.

Why is she still relevant, even though she has been forced off-stage in terms of political activity?

Even during her trial, which was called “an absurd mockery of justice” by Britain Prime Minister Gordon Brown, she again raised the issue of national reconciliation which is the only way to bring about peaceful change in the country.

“There could be many opportunities for national reconciliation if all parties so wished,” she told diplomats she met in Insein Prison in May. “It was not too late for something good to come out of this unfortunate incident.”

Obviously, what she said showed that she has been thinking of the development of the country. When she got an opportunity to make an important point, she used it.

She first began calling for dialogue soon after she became active in politics in 1988. The international community unanimously supports dialogue, but the junta is deaf.

Many people in Burma believe that she is the only capable and trustworthy leader who can deal with the generals in a national reconciliation process. Not only that, she is the best person to reconcile with the diverse ethnic groups and reform economic and development policies, and she is a leader who can deal with regional and world leaders.

The last “why” was: Why has the international community taken so long to obtain her freedom?

That is a big question. There are several factors, such as the world has never been united when it comes to a Burma policy. Also, in the past two decades, many world leaders have become inured to the phrase “Free Suu Kyi” and failed to take action.

Gordon Brown renewed the call for the world to act in his article on her birthday. He noted three points: “I have been struck by how Burma’s neighbors have led the world community in calling for Aung San Suu Kyi’s release.

We need to translate this outrage into ongoing political pressure for change.”

Also, he said, “We need the UN Security Council to reinforce its calls for Suu Kyi’s release and to support the secretary-general’s efforts to bring about political progress through an early visit to Burma.”He continued, “We should impose a new set of tough sanctions that target the regime’s economic interests. We will be pushing for stronger European Union action in that regard. Such a step would hit the business interests of the generals and their cronies.”

Brown’s points have all been repeated many times, which shows that the world has been good at talking about what to do, but lacking in achieving results.

Today is Suu Kyi 64th birthday, and the leaders of the world, including Brown, have again called for her immediate release and suggested many ways to deal with the regime.

But, again, we’ll have to wait and see. We will know if the world has succeeded in taking effective actions to win her freedom by her next birthday in 2010.


juin 22 2009

L’émissaire de l’ONU en Birmanie cette semaine

Si cela pouvait changer quelque chose…..

source AP

L‘émissaire spécial des Nations unies pour la Birmanie se rend sur place cette semaine, pour préparer le terrain à une éventuelle visite du secrétaire général de l’organisation, a-t-on appris lundi de sources diplomatiques occidentales.

Ibrahim Gambari sera en Birmanie de jeudi à samedi, pour préparer une visite de Ban Ki-moon début juillet, a précisé ce diplomate s’exprimant sous le couvert de l’anonymat.

La visite n’a pas été confirmée côté birman.

Le secrétaire général de l’ONU pourrait se rendre en Birmanie dans la foulée de son déplacement au Japon, du 30 juin au 2 juillet.

Ces déplacements onusiens interviennent à un momnet particulièrement délicat, en raison du procès fait par la junte militaire à l’opposante Aung San Suu Kyi. La dirigeante de la Ligue nationale pour la démocratie (LND) a été emprisonnée pour avoir, selon la junte, violé les conditions de son assignation à résidence en recevant un visiteur américain non-annoncé.

Son procès a déclenché un tollé dans la communauté internationale, qui dénonce l’utilisation de l’incident pour garder la dame de Rangoon derrière les barreaux pendant les élections prévues l’année prochaine. Le procès doit reprendre le 26 juin. Aung San Suu Kyi, qui a passé plus de 13 des 19 années en détention sans jugement, la plupart du temps assignée à résidence, risque cinq ans de prison. AP


juin 19 2009

Madame, je vous souhaite un bon anniversaire

Daw Aung San Suu Kyi,

Mes pensées vous accompagnent, à chaque jour qui passe. Aujourd’hui, plus particulièrement, je suis à vos côtés, à Insein. Vous y fêtez votre 64e anniversaire en compagnie de vos geoliers, la junte n’ayant pas autorisé les visites.

Madame, nous sommes nombreux à nous être mobilisés aujourd’hui ; nous nous mobiliserons encore. Nous userons de notre liberté pour vous rendre la vôtre et celle de la Birmanie. Nous vous devons bien ça, vous qui nous montrez le chemin, vous qui nous guidez vers la grandeur qui nous fait parfois défaut… Soyez en sûre.

Je vous remercie de vous

Bon anniversaire


juin 19 2009

Aung San Suu Kyi passe son 64e anniversaire en prison

source AP

Un membre de la Ligue nationale pour la démocratie tient une colombe à une célébration du 64ème anniversaire de chef Aung San Suu Kyi vendredi, Juin 19, 2009 à Yangon, au Myanmar. (THE ASSOCIATED PRESS / Khin Maung Win)

L’opposante birmane Aung San Suu Kyi a passé son 64e anniversaire vendredi derrière les barreaux de la prison d’Insein à Rangoon, où elle attend l’issue du procès qui lui a été intenté par la junte pour violation de son assignation à résidence.

Des stars de Hollywood comme Brad Pitt ou Julia Roberts, des personnalités comme Madonna et David Beckham ainsi que de nombreux dirigeants de la planète ont uni leurs voix pour exhorter la junte à libérer Suu Kyi à l’occasion de cet anniversaire, son 14e en détention. George Clooney, Sarah Jessica Parker, Robert De Niro, Nicole Kidman, Steven Spielberg ainsi que les prix Nobel Elie Wiesel et Desmond Tutu figurent également parmi les très nombreux signataires de cet appel.

Parallèlement, les chefs d’Etat et de gouvernement européens réunis en sommet à Bruxelles ont marqué vendredi l’anniversaire de l’opposante en appelant à sa “libération immédiate et inconditionnelle”. Dans une déclaration, les Vingt-Sept avertissent que la crédibilité des élections attendues l’an prochain en Birmanie serait “encore amoindrie” en cas de maintien en détention de la dame de Rangoon.

En écho à cet appel, des portraits d’Aung San Suu Kyi ont été placés sur les bâtiments du Parlement européen à Strasbourg, dans le cadre de la campagne des eurodéputés pour la libération de la lauréate du prix Sakharov 1990 avant la reprise de son procès prévue le 26 juin.

L’avocat de Suu Kyi, Nyan Win, a précisé que la lauréate du prix Nobel de la paix 1991 devrait passer cette journée en partageant de la nourriture avec ses geôliers. “Daw Aung San Suu Kyi va fêter son anniversaire en offrant aux gens du riz et un gâteau au chocolat”, a-t-il dit. “Daw” est un terme de révérence et de respect en Birmanie.

Devant la prison d’Insein, des partisans et militants de son parti, la Ligue nationale pour la Démocratie (LND), ont organisé une cérémonie au cours de laquelle ils ont lâché 64 moineaux et dix colombes dans le ciel ainsi que des ballons multicolores. Ils ont ensuite entonné un “joyeux anniversaire” et découpé un gâteau en l’honneur de Suu Kyi.

Nyan Win a laissé plusieurs cadeaux pour l’opposante birmane dont un gâteau au chocolat, une tarte aux pommes, trois bouquets d’orchidées et une cinquantaine de boites de riz indien biryani. Il a ajouté qu’il avait informé Suu Kyi de la campagne mondiale exigeant sa libération. “Elle apprécie sincèrement ses efforts

Mercredi, la plus haute juridiction birmane a annoncé qu’elle allait finalement autoriser un dernier appel interjeté par les avocats d’Aung San Suu Kyi, qui cherchent à faire citer deux hauts responsables de la LND dans son procès pour violation de son assignation à résidence.

Tous les observateurs s’attendent à ce que l’opposante, âgée de 63 ans et dont le procès a commencé le 18 mai, soit condamnée pour violation de son assignation à résidence, en recevant chez elle un visiteur américain clandestin. Elle encourt une peine d’emprisonnement de cinq ans

Suu Kyi a été retenue depuis plus de 13 ans sur les 19 dernières années, sans procès. Le 14 mai, elle avait quitté sa résidence surveillée pour être incarcérée dans la prison d’Insein de Rangoon.

Dimanche, de nombreux messages en faveur de la libération d’Aung San Suu Kyi avaient été déposés sur un site Internet spécialement dédié à l’opposante birmane à l’approche de ce 64e anniversaire. Les organisateurs de la campagne demandent aux personnes soutenant Aung San Suu Kyi d’écrire des messages ou d’envoyer des vidéos et des photos sur le site web spécialement dédié à l’opposante http://64forsuu.org. AP