fév 28 2009

Birmanie et Cambodge au centre d’une polémique sur les droits de l’homme

Source : AFP

HUA HIN (AFP) — Birmanie et Cambodge ont empêché samedi deux militants des droits de l’Homme de participer à une réunion inhabituelle avec les dirigeants des dix pays de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (Asean) au sommet de Hua Hin (Thaïlande), selon des ONG.

Le général Thein Sein, Premier ministre de Birmanie, et son homologue cambodgien, Hun Sen, avaient menacé de boycotter cette rencontre avec des représentants de la société civile si des activistes de leur propre pays étaient présents, a déclaré Yap Swee Seng, directeur de l’Asia Forum for Human Rights and Development.

La réunion a finalement eu lieu mais sans Khin Omar, militante démocrate qui défend les droits des femmes en Birmanie, et Pen Somony, coordinateur d’un programme de volontaires au Cambodge.

“J’ai été déçue mais c’était prévisible”, a dit Khin Omar à l’AFP, ajoutant: “Le refus du régime birman montre clairement qu’il n’est pas engagé dans la voie du changement”.

Elle a déclaré que l’incident prouvait que la charte de l’Asean, qui est entrée en vigueur en décembre et qui prévoit la mise en place d’un organisme régional des droits de l’Homme, n’était faite “que pour la galerie”.

Selon Sinapan Samydorai, militant basé à Singapour et qui a participé à la réunion de Hua Hin, “le visage des dirigeants cambodgien et birman a soudain changé” lorsqu’un délégué a demandé pourquoi Khin Omar et Pen Somony n’étaient pas présents.

Il n’y avait pas non plus de représentants de la société civile du Laos, pays gouverné par un régime communiste, par crainte de représailles chez eux, a-t-il ajouté.

Créée en 1967 dans le contexte de la guerre froide, l’Asean regroupe Thaïlande, Malaisie, Singapour, Indonésie, Philippines, Brunei, Vietnam, Laos, Birmanie et Cambodge.

L’association n’opère que par consensus. Guidée par le principe de “non-ingérence dans les affaires intérieures” de ses membres, l’Asean a systématiquement épargné dans le passé la Birmanie, gouvernée par des généraux depuis 1962 et accusée de violations répétées des droits de l’Homme qui ont fait l’objet de sanctions américaines et européennes.

Selon un document obtenu par l’AFP, le projet d’organisme des droits de l’Homme de l’Asean appelle au respect des libertés fondamentales, mais ne dispose d’aucun pouvoir réel pour enquêter et punir les violateurs.

Le texte, qui doit encore faire l’objet de discussions entre les Etats membres d’ici la fin de l’année, est rempli de clauses rejetant “l’ingérence extérieure” et préconisant, pour le développement des droits de l’Homme, une “approche évolutive”.

Ce compte rendu est tout simplement désespérant, mais il fallait s’y attendre…..


fév 28 2009

Sommet Asean : Une réunion entre crise financière et droits de l’homme

Source : RFI

Ce vendredi, à Hua Hin station balnéaire huppée de Thaïlande, s’est ouvert le 14e sommet de l’Asean, l’Association des nations d’Asie du sud-est. Cette rencontre prévue à l’origine en décembre a du être reportée en raison des troubles qui perturbent la scène politique thaïlandaise. Le pays hôte a donc choisi d’inaugurer le sommet à quelques heures de Bangkok où les manifestations se poursuivent contre l’actuel gouvernement, pour le retour au pouvoir de l’ancien Premier ministre Thaksin. C’est donc un sommet sous haute sécurité avec de nombreux défis à relever.

Ouverture du 14e sommet de l'Asean réunissant son secrétaire général, Surin Pitsuwan et les ministres des Affaires étrangères de dix pays asiatiques à l'hôtel Cha Am, près de la station balnéaire de Hua Hin, en Thaïlande, le 27 février 2009.(Photo : Reuters)

Ouverture du 14e sommet de l’Asean réunissant son secrétaire général, Surin Pitsuwan et les ministres des Affaires étrangères de dix pays asiatiques à l’hôtel Cha Am, près de la station balnéaire de Hua Hin, en Thaïlande, le 27 février 2009.
(Photo : Reuters)

Le contexte politique actuel ne va pas aider à sortir l’Asean de son habituelle léthargie. Les dix membres de l’association ont pourtant fort à faire pour se prémunir des effets de la crise économique et financière mondiale.Les économies d’Asie du sud-est, largement dépendantes des exportations, sont en effet très vulnérables aux chocs venant de l’extérieur. Et les prévisions du FMI pour les cinq grandes économies de l’Asean ne sont guère encourageantes. La croissance devrait tomber à 2,7% cette année, la moitié de ce qu’elle était en 2008.

L’association crée en 1967 regroupe la Thaïlande, la Malaisie, Singapour, l’Indonésie, les Philippines, le sultanat de Brunei, le Vietnam, le Laos, la Birmanie et le Cambodge.

Sur le plan politique, ce sont des régimes qui recouvrent des réalités très différentes. Résultat, les initiatives allant dans le sens d’une plus grande ouverture démocratique sont souvent neutralisées en vertu du principe de non ingérence. A ce titre, la Birmanie fait figure de mouton noir et les organisations des droits de l’homme demandent, sans trop y croire, que des pressions s’exercent sur la junte qui gouverne ce pays d’une main de fer.

Lors de ce sommet en Thaïlande, les participants devraient donc décider d’augmenter à 120 milliards de dollars le montant d’un fond d’urgence, destiné à faire face à la crise. Ils devraient également signer une feuille de route pour la constitution de l’équivalent d’une Union européenne, à l’horizon 2015.

En attendant, les pays de l’ASEAN ont enterriné la création d’une zone de libre échange avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Un accord qui devrait donner un peu d’oxygène aux pays du sud-est asiatique, dont les exportations ont été mises à mal par la crise mondiale


fév 27 2009

Burma’s corridor to democracy depends on regional partners

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by Moe Thu and Htet Win
source : mizzima
Rangoon (Mizzima) - In an increasingly interconnected and interdependent world, every nation has to deal with the international community in one way or another in order to achieve aims including domestic improvements and peaceful coexistence regardless of how strong or weak it stands up among world nations.

For Burma, which is no exception, the United Nations is still the best option, through the mandate of which the Association of South-east Asian Nations (ASEAN) is well positioned to take further steps forward to being a modernized entity democratically demonstrable.

There has already been a recent, concrete example. As well thanks to the ASEAN’s lobby, the UN’s humanitarian intervention took place in Burma, delivering a great supply of relief assistance, when it was hard hit by Nargis Cyclone last May, which left more than 130,000 dead or missing and some 2.4 million in need of continued support.

Also in response to the UN’s political facilitation, the military government released more than 6,300 prisoners soon after UN Human Rights expertTomas Ojea Quintana visited the Southeast Asian country. Unfortunately there were only 24 political prisoners included out of more than six thousand prisoners released.

“This is the time for Burma to seize the opportunity before it, to send positive signals,” said the UN Secretary-General Ban Ki-moon, expressing his willingness to visit Burma again. He last travelled to Burma in May after the cyclone devastated the Irrawaddy coastal areas.

At this juncture, it is for the military government to show its more positive and responsive actions and gestures to the international community’s sincerity with Burma’s democratization process.

The military regime already knew how fast the cyclone-devastated areas came to recover because it allowed the delivery of international assistances (after initial resistance and delay) through a newly-formed body called Tripartite Core Group, which comprises the government authority, the UN and the ASEAN.

That could be a sign that the junta is gradually departing from its isolationism stance amid situations, which demand greater cooperation with the international community in this globalised age to be able to address domestic issues, although a few top-ranking military officials falsely claimed that the country could manage to recover from the natural disaster then.

It would be fair to say that the military elites could have adopted much more precaution to offset any political string, which is likely to come along with international aids to the local needy. The military government might have learnt from Indonesia province of Aceh experience. After Tsunami in 2004, it got huge assistances from all over the world, which had negative effects on the Acehnese, contaminating the Acehnese. For example, money politics and under-age-voting occurred in the 2006 elections on Aceh for its governor and mayor.

Frankly speaking, a full recovery with Burma’s suffered areas is a national concern. Needless to say that the planned 2010 elections is an issue that can be crucial for the country and that many world nations and ASEAN are interested in it and watch out for, as a step to transition to democracy.

It is sure that not just Burmese people but their military government would like to be proud of their country’s goal to a prosperous, democratic one, though there are differences in what kinds of democracy one actually wants to see for the country.

Looking back the recent past, ASEAN may be the most important component of any international Burma policy, inviting the country to join it in 1997, partly because it thought that the integration would be more workable than pursuing the isolation to influence the military government. That’s also partly because ASEAN is intent on containing China’s influence on the nation’s natural resources.

At the same time, the 10-member bloc has come to recognize that Burma is not only a stain on its international reputation but also a drain on its diplomatic resources, plus a trauma to peace and stability in the region of more than five hundred million population.

Inside Burma, however, since 1996, four years after Senior General Than Shwe  took the chair of the junta, repression grew more brazen, sending thousands of democracy activists and ordinary citizens to prison and displacing over one million people – mostly Karen and Shan minorities, which has resulted in their open-exile in Bangladesh, China, India, Malaysia and Thailand.

The United States limited its diplomatic contact with the junta and eventually imposed mandatory trade and investment restrictions on the regime and its business back bones. Europe became a vocal advocate for Burma’s reforms and human rights. However, many Asian states moved to expand trade, aid, and diplomatic engagement with the military elites. China and Russia have vetoed attempts to impose international sanctions on Burma in the United Nations Security Council.

The answer is simple: Some countries still want Burma as it is. China and India could be the greatest obstacles to efforts to introduce genuine democratic reforms in the country. China has many interests in Burma. Over the past 15 years, it has developed deep political and economic relations with Burma, largely through billions of dollars in trade and investment and more than a billion dollars’ worth of weapons sales. It enjoys important military benefits, including access to ports and listening posts, which allow its armed forces to monitor naval and other military activities around the Indian Ocean and the Andaman Sea.

To feed its insatiable appetite for energy, it also seeks preferential deals with the ruling generals for access to Burma’s oil and gas reserves.

Beijing’s engagement with the SPDC has been essential to the regime’s survival. China has provided it with moral and financial support — including funds and materiel to pay off Burma military elites — thus increasing its leverage at home and abroad. By throwing China’s weight behind the SPDC, Beijing has complicated the strategic calculations of those of Burma’s neighbours that are concerned about the direction the country is moving in, thus enabling the junta to pursue a classic divide-and-conquer approach.

Like China, India is hungry for natural gas and other resources and is eager to build a road network through Burma that would expand its trade with ASEAN implementing its “Look East” policy. As a result, it has attempted to match China step for step as an economic and military partner of the SPDC allowing it to become now Burma’s fourth-largest trading partner. Successive governments in India after 1990s including the present Prime Minister Manmohan Singh’s government have also fallen for the junta’s blackmail over cross-border drug and arms trafficking and has preferred to give it any assistance necessary rather than let Burma become a safe haven for insurgents active in India’s troubled northeastern region.

Amid such challenges to move Burma forward, ASEAN leaders are highly expected to consider the interests of millions of people in Burma, and avoid an elite-to-elite vanity fair. All in all, multilateral-scale honesty and transparency are much in need, if the regional leaders are really working on a true development and democracy in the region including Burma. What’s more, it is ASEAN leaders, who gather at the 14th Summit in Thailand, to use an opportunity to be forging a new Burma leadership.


fév 27 2009

SOMMET de HUA HIN – Qu’attendre de la réunion de l’Asean ?

source : lepetitjournal.com                                                                                                                           Version imprimable

Le 14ème sommet de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est se tiendra à partir d’aujourd’hui jusqu’à dimanche dans la station balnéaire de Hua Hin. Alors que l’Asean est souvent critiquée pour son faible rôle politique, la réunion risque d’être dominée par la crise économique, au détriment de la question des droits de l’homme

Fondée en 1967 à Bangkok, l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (Asean), regroupe la Thaïlande, l’Indonésie, la Malaisie, les Philippines, le Cambodge, le Laos, le Vietnam, la Birmanie, Singapour et Brunei. Ces dix pays totalisent plus de 500 millions d’habitants, soit 10% de la population mondiale. Si l’Asean représente un pôle économique mondial non négligeable, son poids politique reste très limité. L’association a ratifié en 2008 une charte définissant des règles de fonctionnement communes, avec pour objectif avoué d’aboutir à une structure comparable à celle de l’Union européenne et notamment à un marché commun. Mais le consensus reste le mode de décision privilégié. Pas question non plus de renoncer au principe de non-ingérence dans les affaires intérieures des pays-membres. L’Asean est souvent critiquée pour éviter au maximum la confrontation avec ses membres, en particulier avec le régime militaire birman. Difficile dans ces conditions d’aboutir à une réelle union politique. Et cela d’autant plus que les régimes des pays qui forment l’Asean sont extrêmement variés : monarchie, démocraties pas toujours très solides, dictature militaire, régimes communistes…
La charte de l’Asean prévoit la création d’une commission régionale des droits de l’homme. Des discussions sur sa mise en pratique doivent se tenir ce week-end à Hua Hin entre les ministres des Affaires étrangères mais beaucoup doutent de la coopération de pays comme la Birmanie. Le cas des Rohingya, ces boat people membres d’une ethnie musulmane persécutée par le pouvoir birman et rejetés à la mer par l’armée thaïlandaise, devrait probablement aussi être discuté, même s’il n’est pas inscrit formellement au programme.

Les grands partenaires d’Asie de l’Est seront absents
Mais l’économie fera probablement de l’ombre aux droits de l’homme, étant donné l’impact de plus en plus fort de la crise mondiale sur les pays de l’Asean. Les économies de la Thaïlande et de Singapour ont déjà commencé à se contracter, tandis que l’Indonésie, la Malaisie et les Philippines connaissent un fort ralentissement. Le week-end dernier, l’Asean s’est doté d’un fonds d’aide anti-récession de 120 milliards de dollars, auquel participent la Chine, le Japon et la Corée du Sud. Habituellement, le sommet de l’Asean est d’ailleurs immédiatement suivi d’une autre réunion avec ces trois pays. Cette année, la rencontre n’aura lieu qu’en avril. Certains pays, comme le Cambodge ou les Philippines, ont laissé entendre que dans ces conditions, le sommet de Hua Hin ne serait qu’une perte de temps, étant donné l’importance des liens économiques entre l’Asean et les trois grands pays d’Asie de l’Est. Un accord de libre-échange avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande devrait tout de même être signé.

Voir le site officiel du 14e sommet de l’ASEAN http://www.14thaseansummit.org/
Emmanuelle MICHEL


fév 25 2009

Activists demand intensified global pressure on Burma

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Source : Mizzima

by Solomon

New Delhi (Mizzima) – Thailand-based Assistance Association for Political Prisoners in Burma (AAPP-B), urged the international community on Tuesday, to assert more pressure on Burma’s ruling junta to release all political prisoners.

The AAPP-B, formed with Burmese activists and former political prisoners, on Tuesday said, the international community should not be full of praise and be satisfied with the Burmese junta’s release of a few political prisoners, but should intensify pressure on the junta.

Tate Naing, Secretary of the AAPP-B said, “The international community should intensify the pressure on the junta for the release of more political prisoners.”

In a statement, the group said, releasing a few political prisoners could not be termed as development, because the junta was using the release as a tool to ease-off mounting pressure.

“We cannot expect the political situation in Burma to improve just because a few political prisoners have been released. This is just a ploy to try and ease international pressure,” Tate Naing said in the statement.

He said all other political prisoners, including Daw Aung San Suu Kyi, Tin Oo, ethnic nationality leaders, and the 88 Generation student leaders, must be released if the military government really wanted to progress towards democracy and national reconciliation.

“We urge the international community to pressurize the SPDC more effectively for their release,” said Tate Naing, referring to the junta with its official name – the State Peace and Development Council.

On Friday, Burma’s military rulers announced amnesty for 6313 prisoners, across the country and on Saturday began releasing them. According to activists and UN human rights expert, Tomas Ojea Quintana, about 24 prisoners among those released were prisoners of conscience.

However, the AAPP-B said releasing 24 political prisoners, was too little in number compared to the overall number of more than 2,000 political prisoners, still languishing in jails across Burma.

Tate Naing said the international community, particularly; the United Nations had not put in their utmost effort in pressuring the Burmese authority, to release prisoners of conscience and to implement political reforms in the country.

“The UN should put their utmost efforts and do whatever they can within their mandate and should avoid urging the military government,” Tate Naing said.

But on the other hand, Burma’s military government has constantly denied the presence of political prisoners, and justified that the government had only arrested and sentenced those people, who had committed crimes that were prohibited by the existing law.

UN human rights expert, Tomas Ojea Quintana, who recently concluded a visit to Burma, in an interview to Mizzima said, he had suggested to the Burmese authorities to review its judiciary and to make it independent and impartial, so as to protect the fundamental rights of the people.

The UN envoy also said that the release of 24 political prisoners was a good sign, but not enough to consider as significant development.

Besides Tate Naing said, the UN should not endorse but reject the military junta’s proposed 2010 general elections because it was aimed to legitimize military rule in the country and was being forged against the peoples’ will.

He said, the junta drafted its new constitution without the peoples’ participation and the planned 2010 elections was against the 1990 election results, where Burma’s main opposition party – the National League for Democracy – won a landslide victory.

“So, at least the UN should push the junta to release Aung San Suu Kyi, 88 generation students and 15 Members of Parliament from the 1990 elections,” he added.


fév 24 2009

Birmanie: Ban Ki-moon appelle à libérer les prisonniers politiques

Source : AFP

NEW YORK, Nations unies (AFP) — Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a appelé lundi les autorités de la Birmanie à libérer tous les prisonniers politiques, au lendemain de l’annonce par la junte d’une amnistie pour seulement quelques-uns d’entre eux.

“Je veux réitérer mon appel en faveur de la libération de tous les prisonniers politiques, y compris Mme Aung San Suu Kyi, et de la reprise du dialogue entre le gouvernement et l’opposition sans retard et sans préconditions”, a déclaré M. Ban à la presse.

M. Ban s’est dit “désireux” de se rendre en visite en Birmanie mais a souligné qu’il n’avait pris aucune décision en ce sens, affirmant qu’il existait encore “toute une série de questions” à discuter entre l’ONU et le gouvernement birman avant qu’une telle visite soit possible.

Les Etats-Unis ont également appelé lundi la junte birmane à libérer tous les prisonniers politiques, notamment le Prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi.

“Il est évident que nous saluons la libération de tout prisonnier politique mais nous appelons le régime birman à libérer tous les prisonniers politiques, en particulier Aung San Suu Kyi”, a déclaré à la presse un porte-parole du département d’Etat, Robert Wood.

Il a émis l’espoir que ces libérations partielles seraient suivies d’autres. “Il faut voir si cela conduit à d’autres libérations”, a-t-il dit.

Copyright © 2009 AFP. Tous droits réservés.


fév 23 2009

Birmanie : la France appelle à la libération de l’ensemble des prisonniers politiques

Source : France Diplomatie

Des informations font état de la libération par les autorités birmanes de plus de 6 000 prisonniers, ainsi que de remises de peine. Il semble qu’une vingtaine de prisonniers politiques bénéficient de ces mesures.

Il s’agit d’un geste positif mais au cours des derniers mois près de 300 défenseurs des droits de l’Homme et membres de la société civile ont été condamnés à de lourdes peines de prison.

Nous avons condamné ces décisions et demandé à plusieurs reprises aux autorités birmanes de revenir sur ces condamnations.

Nous rappelons que la France, comme l’Union européenne et le Conseil de sécurité des Nations unies, appelle les autorités birmanes à libérer rapidement l’ensemble des prisonniers politiques, y compris Aung San Suu Kyi, et à créer les conditions d’un véritable dialogue avec l’opposition indispensable pour permettre la réconciliation nationale.


fév 22 2009

Amnistie pour 19 prisonniers politiques birmans

L'entrée principale de la prison d'Insein, dans la banlieue nord de Rangoon.  (Photo : AFP)

L’entrée principale de la prison d’Insein, dans la banlieue nord de Rangoon.
(Photo : AFP)

source : RFI

La junte birmane fait un geste. Parmi les 6 000 détenus de droit commun qu’elle a relâché samedi, elle a libéré 19 prisonniers politiques, dont 5 moines bouddhistes. Des libérations qui interviennent après la visite dans le pays du rapporteur de l’ONU pour les droits de l’homme, Tomas Ojea Quintana, et à quelques jours du sommet de l’Asean, sommet pendant lequel la Birmanie risque d’être prise à partie.

Avec notre correspondant à Bangkok, Arnaud Dubus

Pour la junte birmane, les prisonniers politiques constituent une soupape que l’on lève pour diminuer la pression quand le besoin s’en fait sentir. Après chaque visite d’un envoyé onusien et avant chaque sommet important auquel participe la Birmanie, une poignée de détenus politiques sont libérés.

Parmi ceux qui ont été libérés samedi, Zaw Myint Maung, un parlementaire du parti d’opposition dirigé par Aung San Suu Kyi, la Ligue nationale pour la démocratie. Zaw Myint Maung, originaire de Mandalay, avait été arrêté en 1991 pour avoir tenté d’établir un gouvernement local parallèle au régime militaire. On compte aussi sur la liste des détenus libérés, cinq moines bouddhistes qui avaient participé aux grandes manifestations de bonzes de septembre 2007.

Ce geste de la junte vise avant tout à préparer le sommet de l’Asean, qui va se tenir dans la station balnéaire thaïlandaise de Hua Hin à partir du 28 février.

Certains pays d’Asie du Sud-Est comme les Philippines et l’Indonésie sont de plus en plus critiques des violations des droits de l’homme en Birmanie. Le nouveau gouvernement thaïlandais, dirigé par Abhisit Vejjajiva, pourrait aussi adopter une ligne plus dure vis à vis de son ennemi historique, que les gouvernements précédents.

Plus de 2 000 prisonniers politiques sont toujours en détention en Birmanie, parmi lesquels la dirigeante du mouvement démocratique, Aung San Suu Kyi, qui a passé 18 des vingt dernières années, assignée à résidence.


fév 21 2009

US policy shift on Burma;

can it bring change?

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by Mungpi
Saturday, 21 February 2009 20:24

source : mizzima

New Delhi (Mizzima) - The United States on Friday said it is reviewing its Burma policy and is looking at various ways to engage the Burmese people.

Gordon Duguid, deputy spokesman of the US state department, during a regular press briefing on Friday told reporters that the US is looking at various ways to make the Burmese military junta change its behaviour.

“Our Burma policy is under review. We are looking at ways in which we can try to affect the leaders in Burma,” Duguid said.

Duguid’s statement came days after the Secretary of State Hillary Clinton, during her Asian tour in Indonesia said the US is considering various ways including lifting of the economic sanctions that it imposed on the Burmese military to better engage with them.

During a press conference in Jakarta, Clinton said, “Clearly, the path we have taken in imposing sanctions hasn’t influenced the Burmese junta,” but she also said that the path adopted by Burma’s neighbours of “reaching out and trying to engage them has not influenced them, either.”

She did not deny that that easing sanctions was one of the ideas under consideration by the Obama administration as part of a major policy review, saying “we are looking at possible ideas that can be presented.”

But Duguid, during the press briefing said, “But the goal remains the same in Burma, and that is to have a representative government that responds to the will of the people, and that will needs to be freely expressed.

“So at the moment, is there any change on the U.S. sanction on the Burmese regime? No, there is not,” he added in response to a question raised.

The United States joined by the European Union have imposed economic sanctions on Burma’s military rulers for its reluctance to implement political reforms and its appalling human rights record.

The US in July 2008, strengthened its sanction by passing the JADE – Junta Anti-Democratic Efforts - in response to the junta’s brutal repression of monk-led protests in September 2007, where at least 30 people were killed and hundreds of monks and activists arrested.

Sanctions failed

The US’s indication of reviewing its Burma policy and admitting the ineffectiveness of economic sanctions came at a time when critics and observers are divided in two schools of thought over the effectiveness of sanctions.

Derek Tonkin, a former British Ambassador to Thailand and a long time observer of Burmese politics, said sanctions missed the target but further polarised the junta. And it has also caused unintended consequences to the general population and caused stagnation in the living standard of the people.

In an interview with Mizzima, Tonkin said, “Sanctions have not achieved the main purpose, which is to induce the regime to change its policy and to introduce political reform.”

He said, while it might not be the best to totally lift sanctions, as it would mean a reward without an effort for the military rulers, the EU or the US could definitely remove some of the individuals from the blacklist, as they have been randomly included without proper assessment.

The US and EU has maintained a list of individuals, whom they feel are benefiting from the ruling junta and are providing financial assistance to it and imposed a ban on travel and frozen their assets.

Tonkin said, “Many of the individuals included in the blacklist are strong supporters of the NLD,” referring to Burma’s main opposition party – National League for Democracy.

But he said, while it would not be pragmatic to totally lift the sanctions, there should be a different approach to bring changes in the country.

Similarly, Aung Naing Oo, a Burmese analyst based in Thailand, in an earlier interview with Mizzima said, sanctions are political tools and are meant to bring behavioural changes in the junta but it has missed its objectives.

He said, with regional countries including India, China and the Association of Southeast Asian Nations (ASEAN), of which Burma is a member, continuing to engage the junta, sanctions are not bringing the desired political changes.

He added that it would be wise to reconsider the sanction policy on Burma and move on with a much more concerted effort instead of merely imposing sanctions.

More concerted efforts

Benedict Rogers of the Christian Solidarity Worldwide, who has been following on Burma’s human rights, said the international community should increase diplomatic and political efforts to bring changes in Burma.

Talking to Mizzima, Rogers said, “A combination of increased diplomatic and political efforts by the international community led by the United Nations is needed.”

He also said, so far the international community has failed to send a strong message to the Burmese junta that their behavioural changes could result in lifting certain sanctions.

“I think the regime at the moment thinks that whatever they do, sanctions are going to stay, therefore, they won’t do anything,” Rogers said.

“But if we can link sanctions to progress then it could work. I don’t think sanctions should be lifted unconditionally, the regime needs to take the first step,” he added.

Aye Thar Aung, a veteran ethnic politician in Rangoon, said sanctions are not called by the Burmese people and it solely depends on the countries that imposed it.

But, he said, sanctions or no sanctions, the international community should increase its efforts in bringing change in Burma.

“It is not for us to say whether there should be sanctions or not, but definitely an increased effort by the international community is needed,” said Aye Thar Aung, who is also secretary of the Committee Representing the Peoples’ Parliament (CRPP), a group formed with members of elected MPs of the 1990 election.

What’s best?

While to an extent, observers and critics agree on sanctions’ failure to induce behavioural change in the regime, there seems to be no unanimous answer on how best to deal with the Burmese junta.

Andrew Selth, a research fellow at Griffith Asia Institute, Griffith University, during a talk in early February at New Delhi’s ‘Institute of Peace and Conflict Studies’ on “Burma and the Limits of International Influence” said the international community needs to understand the mindset of the junta while dealing with the junta.

Selth, an expert on regional security said, there are only limited international influences over theBurmese regime and even China, which is considered the closest ally of the regime, only has limited influence.

According to him, understanding the mindset and viewing it from the junta’s point of view could be helpful in trying to help bring changes in the country.

Burma, as portrayed by the international media as a rogue country may be true but the regime running the show from Naypyitaw, Burma’s new jungle capital about 300 km north of Rangoon, are smart enough to play international politics, Selth said.

Selth said getting in to the junta’s shoes and thinking from their point of view could help understand how best to approach the military regime, that rules Burma for nearly half a century.

Some of the information is contributed by Nem Davies


fév 21 2009

Birmanie: La CSI et l’ICEM

exhortent les investisseurs

à soutenir la résolution

des actionnaires de Chevron

source : ituc csi igb

Aujourd’hui, la Confédération syndicale internationale (CSI) et la Fédération internationale des syndicats de travailleurs de la chimie, de l’énergie, des mines et des industries connexes (ICEM) ont marqué leur soutien à une résolution adoptée par les actionnaires de la compagnie pétrolière nord-américaine Chevron. Celle-ci exige de la société qu’elle fasse un rapport sur les critères d’investissement de Chevron, sur la poursuite ou l’arrêt des activités dans certains pays.

Chevron est l’unique société des États-Unis à conserver d’importants avoirs en Birmanie et est partiellement responsable du transfert de plusieurs millions de dollars correspondant au paiement de redevances au régime militaire birman. Elle soutient également financièrement une association commerciale qui fait pression sur le gouvernement fédéral et le Congrès américains contre l’imposition de sanctions économiques à l’égard de la Birmanie en dépit des violations flagrantes des droits humains que commettent ses dirigeants. Le pays a d’ailleurs été condamné à de multiples reprises par les Nations Unies et par l’Organisation internationale du Travail (OIT) pour de nombreuses pratiques abusives, dont des répressions contre les syndicats et le recours constant au travail forcé.

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