jan 30 2009

Un représentant de l’ONU

bientôt à Rangoun

Source : leJDD.fr 24/01/2009

Le représentant spécial de l’ONU pour la Birmanie, Ibrahim Gambari, est attendu la semaine prochaine à Rangoun pour reprendre les négocaitions avec la junte militaire et avec la Ligue nationale pour la démocratie de l’opposante emprisonnée Aung San Suu Kyi, apprend-on samedi de sources autorisés et diplomatiques. Mais en ignore encore si diplomate nigérian pourra rencontrer personnellement le chef de la junte, le général Than Shwe, ou la prix Nobel de la paix durant son séjour, du 31 janvier au 3 février. L’un comme l’autre l’avaient snobé lors de sa dernière visite, l’an dernier.

pour mémoire cet article tiré du Courrier International n° 949 (du 8 au 14 janvier 2009)

L’ONU prête à payer

pour  pour la démocratie

Source : article tiré de The Irrawaddy (Chiang Mai - Thaïlande)

Consciente de l’échec de sa politique de sanctions, l’ONU serait tentée d’amadouer les généraux au pouvoir en leur graissant la patte.La dissidence est accablée.

L’an dernier, notre pays a connu bien des hauts et des bas. Pour autant, la tragédie birmane ne semble pas prêt de prendre fin. Début 2008, la junte a surpris la communauté internationale en dévoilant son intention de mettre sur pied un référendum constitutionnel, un de des sept points de sa feuille de route visant à prolonger le régime militaire. En mai, les questions politiques ont été balayées par le cyclone meurtrier qui a dévasté le sud du pays, faisant plus de 100 000 morts et des millions de sans-abri. Comme on pouvait s’y attendre, les généraux au pouvoir se sont contentés  d’entrouvrir la porte aux organisations humanitaires après avoir bloqué l’envoi d’équipes de secours sur le terrain. Dans le même temps, le régime a mis à exécution son simulacre de référendum, prétendant avoir obtenu un soutien de 92  à son projet de Constitution. Puis (en novembre), contre toute attente cette fois, il a lancé sa stratégie “choc et stupeur” (shock and awe, doctrine militaire théorisée aux Etats-Unis au milieu des années 1990 reposant sur un deploiement massif de ses forces pour annihiler toute volonté de riposte de son adversaire ; elle a été mise en œuvre en 2003 lors de l’invasion de l’Irak) ; de lourdes peines de prison ont été prononcés à l’encontre de figures de l’opposition et d’humanitaires, incarcérés depuis séparément dans des prisons éloignées les unes des autres.

On apprend aujourd’hui avec consternation que l’envoyé spécial des Nations Unies, Ibrahim Gambari, suggère à la communauté internationale d’octroyer une aide financière au Myanmar pour qu’il libère ses quelque 2000 prisonniers politiques dont le Prix Nobel Aung San Suu Kyi, et qu’il amorce un changement démocratique. Le diplomate nigérian ne doit pas avoir toute sa tête pour imaginer que les généraux corrompus qui ont terrorisé le pays tout entier peuvent se laisser acheter.

“Dans les mois qui viennent”, a écrit le très influent Washington Post (qui a été le premier à avoir eu vent d’une note confidentielle remise à Ban Ki-moon par Ibrahim Gambari), “l’ONU fera pression sur l’administration Obama pour qu’elle assouplisse la politique birmane des Etats-Unis afin de permettre un retour des institutions financières internationales, en particulier de la Banque mondiale (qui a quitté le pays en 1987).” Il y a plusieurs années, quand la banque mondiale a offert au régime birman 1 milliard de dollards en échange de réformes politiques, elle s’était entendu répondre : “Pas la peine de nous donner des bananes, nous ne sommes pas des singes.”

M. Gambari semble atteint du syndrome de Stockholm : prisonnier des impostures de la junte birmane, il risque d’y succomber. S’il croit que l’ONU et la communauté internationale sont en mesure de soudoyer le régime pour obtenir la libération des prisonniers politiques, on peut légitimement douter de sa bonne compréhension du Myanmar. L’envoyé spécial est manifestement à court d’idées. Les généraux birmans doivent bien rire de lui et de sa proposition. Mais les prisonniers politiques, eux, n’ont pas de quoi rire. Ils doivent se demander si les Nations Unies ne pourraient pas nommer un émissaire plus efficace et mieux informé. Car les efforts de persuasion et les pots-de-vin demeureront sans effet sur les ravisseurs de plus de 2000 innocents.


jan 28 2009

assk

image pour la liberté


jan 15 2009

Bonjour à tous

ce blog est en “construction”….

à bientôt